nouveau consommateur

Le magazine de la consommation éthique et responsable

jeudi 30 juillet 2009

Bronzage artificiel : attention, dangers !

Bronzage artificiel : attention, dangers !

UVVoyager sous les tropiques pour avoir un teint doré toute l’année fait souvent rêver, mais ce n’est pas forcément à la portée de tous. D’où la vogue actuelle des centres de bronzage et autres techniques de bronzage qui vous donnent l’apparence de débarquer de Floride en plein hiver. Qu’en est t-il de ces pratiques, sont-elles sans risque pour notre peau et notre santé ? Par Mehdi Ouahchi , Pharmacien

(Nouveau Consommateur N° 28 Novembre- décembre 2008)

Bronzette sous le soleil des… lampes artificielles : vous risquez de vous faire « ultravioler »

Longtemps les UVA ont été considérés comme inoffensifs, responsables simplement d’allergies solaires. Des études récentes ont montré que les UVA sont aussi nocifs que les UVB. Des chercheurs français réunis autour d'Alain Sarasin (CNRS, Villejuif) ont observé que, pour une dose provoquant une mortalité cellulaire équivalente, les UVA sont au moins aussi mutagènes - donc potentiellement responsables de cancers de la peau - que les UVB. Pour ce faire, ils ont étudié l'effet d'irradiations aux UVA et aux UVB de cellules épithéliales humaines en culture dans lesquelles ils avaient préalablement introduit une construction génétique originale, porteuse d'un gène cible pour la mutagenèse et aisément identifiable. Tous les rayons ultraviolets sont donc, à plus ou moins forte dose, dangereux pour l'intégrité du matériel génétique. Ces nouveaux travaux sur les UVA montrent qu'en se protégeant contre les UVB et en se croyant à l'abri des effets néfastes du soleil, nous sommes en fait insidieusement conduits à nous exposer à des doses tout aussi dangereuses d'UVA. Ces résultats remettent en question l'usage des lampes à bronzer qui émettent des rayons UVA toutes aussi nocives que les UVB. Malgré les avertissements lancés sur les dangers de telles pratiques, beaucoup n’hésitent pas à se faire « rôtir », mettant en péril leur santé. Aujourd’hui, la législation européenne impose que la proportion des UV émis par les lampes à bronzer soit identique à celle produite par ce fameux soleil du mois de juin.

Qu’en est-il des pilules et autres techniques de bronzage ?

Les pilules pour préparer sa peau au soleil ou améliorer son bronzage avant les agressions ultraviolettes de l'été, fleurissent au printemps avec leur cortège de déclarations pseudo médicales. Ces gélules sont pour la plupart fabriquées à base de carottes dont le bêta-carotène, parait-il, "est une vitamine de beauté pour la peau. Elle la prépare à l'exposition au soleil, facilite le bronzage et prévient les allergies solaires, notamment chez les sujets à peau claire en augmentant la production de mélanine". Bien que l'action bénéfique du bêta-carotène ait été prouvée contre la photosensibilité de patients atteints de porphyrie érythropoiétique, ses effets bénéfiques supposés pour une peau normale ne sont pas prouvés.

Le bronzage AIR BRUSH

Pour une cérémonie, une soirée, ou simplement pour avoir un corps bronzé, une simple brumisation par une solution magique de DHA (Dihydroxyacétone) et l’effet bronzant est garanti. Il apparaît environ 4 à 6 heures après la séance et dure environ une semaine.Mais l’envers du décor est tout autre, car la DHA entraîne une transformation protéique au niveau de la peau (la DHA se combine avec l’arginine et développe une coloration brune) pouvant induire des mélanomes. Les mêmes risques sont à attribuer aux activateurs de bronzage à base de psoralènes, tyrosine, cupropeptide, etc., qui sont des stimulateurs de mélanine. Face aux risques potentiels que présentent ces pratiques, il est important de préserver notre capital santé. Alors, vous savez ce qu’il vous reste à faire : bronzez intelligent.

Liens utiles :

www.le-bronzage.com/bienfaits_soleil.html

www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/pubs/sun-sol/tanning-bronzer_f.html

www.cnrs.fr/Cnrspresse/n24a1.html

www.futura-sciences.com/fr/print/comprendre/dossiers/doc/t/medecine-1/d/soleil-risques-et-dangers_102/c3/221/p1/

Encadré

Les produits solaires : la valse des indices

Indice de protection (I.P) 40, IP 60, IP 100 : qui dit mieux ? Avec la valse des indices suit celle du consommateur qui ne sait plus si sa crème ou son lait solaire va le protéger à moitié ou au tiers. Le fait que les amoureux du soleil se sentent en totale sécurité avec les produits solaires ayant un fort indice de protection constitue un danger dont on ne mesure pas encore toutes les conséquences. Beaucoup sont persuadés q’il ne peut rien leur arriver compte tenu de leur indice de protection, ce qui est entièrement faux !

L'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) travaille sur l'harmonisation de l'étiquetage et des méthodes d'évaluation des indices de protection des produits solaires. Les experts s'orientent vers une classification des crèmes en cinq catégories, à l'intérieur desquelles les indices seraient regroupés et leur nombre diminué.

Chaque produit devra afficher sur son tube sa protection UVA/UVB. Sachant que, dans l’idéal, l’indice UVB doit être trois fois supérieur à l’indice UVA. Exemple : une protection solaire UVB 30 devra assurer une protection UVA de 10.

Les protections seront proposées selon leur densité et les indices regroupés pour faciliter le choix. Une protection faible correspondra à un FPS 6, 8, 10 ; une protection moyenne à un FPS 15, 20, 25 ; une protection haute à un FSP 30, 40, 50 ; une protection très haute à un FSP 50+.

Attention aux allégations trompeuses : Ne vous faites pas séduire par des termes comme « écran total ». Ce terme est abusif : les filtres solaires ne protègent que partiellement des UV.

uv_cabine_de_bronzage_208Cabines de bronzage, attention UV cancérogènes: Les UV des cabines de bronzage, jusqu'à présent considérés comme"probablement" cancérogènes, sont désormais classés "cancérogènes" par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), l'agence cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). C'est la conclusion d'un groupe de 20 experts de neuf pays réunis en juin au CIRC, basé à Lyon. Les résultats de cette réunion sont présentés dans l'édition d'août de la revue médicale Lancet Oncology.

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Alain Peckeu, directeur de Cévéo

Alain Peckeu, directeur de Cévéo – Les Balcons Verts

« La nature est un cadeau… Apprenons à la respecter »

Alain_Peckeu__c_v_o_Créée en 1997, la société Cévéo, dont les métiers sont lanimation et la gestion de sites de vacances s’est lancée dans une démarche environnementale. Ainsi ses villages de vacances, ses résidences de tourisme et hôtellerie de plein air bénéficient aujourd’hui d’une certification de renommée internationale : Green Globe. Rencontre avec Alain Peckeu, directeur. Par Eva Camus ( Nouveau Consommateur N ° 30 - Juillet - Aôut 2009 )

« Dès son origine, Cévéo a privilégié pour ses vacanciers des destinations « Nature » en proposant la découverte de nos territoires sur des sites implantés dans des régions diverses, en montagne, à la campagne, ou au bord de la mer ». Alain Peckeu, directeur de Cévéo, rappelle que la culture de son entreprise était toujours orientée vers cette harmonie avec la nature. Fortdu succès du concept Cevéo, il a créé, en 2005, une filiale, Les Balcons Verts. Il s'agit de 9 destinations dont l'hébergement écologique se fait en tipis, yourtes, roulottes ou cabanes dans les arbres, tout en préservant l'esprit camping. « Cette idée de la Nature était déjà fondatrice de Cévéo.  Nous avons cherché un fil directeur pour que l’ensemble de l’entreprise puisse avoir un repère commun dans le concept de la durabilité. D’où notre engagement environnemental à travers cette certification, Green Globe qui vient d’Australie. C’est un outil qui nous permet de fonctionner sur chacun de nos sites avec un référentiel. » Dès l’autonome 2006, Cévéo a lancé cette démarche de certification avec des diagnostics précis réalisés sur chacun des établissements. Et chaque site a mis en œuvre des actions qui lui sont plus spécifiques pour diminuer ses impacts environnementaux.

redimlive_2« Il y a deux ans, nous avons décidé de n’utiliser que des produits d’entretien à base d’huiles essentielles. Ce référentiel nous permet aussi de renforcer certains aspects parce qu’ils sont fondamentaux sur le territoire. Par exemple, l’économie d’eau sur notre site des Alpes n’est pas un enjeu majeur, vue la fonte des neiges. L’enjeu est l’économie d’énergie.  A contrario sur l’Ile de Ré, où se pose la question de l’eau, là nous accentuons ce point d’économie d’eau. », précise Alain Peckeu. Le directeur de Cévéo est issu des activités sportives de pleine nature. Professionnel de la randonnée, du ski de fond, de la voile… sa sensibilité Nature est déjà présente dans ses pratiques personnelles et la création de l’entreprise.

redimlive« Parce que chaque geste compte, mais surtout parce qu’il est fondamental que ces bonnes pratiques soient partagées par le plus grand nombre… nous travaillons avec nos fournisseurs, nos partenaires, nos équipes, … et nous espérons contribuer à cette forme de tourisme durable. Nos vacanciers ont besoin de repères fiables, mais c’est aussi pour nous une démarche commune de progrès environnementaux. Chaque année, nous essayons de faire mieux sur l’ensemble de nos établissements. », note-t -il. L’été dernier, l’ensemble des sites ont proposé à leurs vacanciers des sacs de tri pour leurs déchets. Les salariés portaient des T-shirt en coton biologique, le nettoyage des locatifs et espaces de vie se sont faits avec des produits naturels biodégradables, et des animations et randonnées « Nature » ont été organisées…

Pour Alain Peckeu, avec le recul des trois dernières années, le constat est satisfaisant. « C’est vrai que cette démarche environnementale engendre des coûts, mais elle est génératrice d’économies. Les aménagements que nous avons réalisés sont amortis par les économies, d'énergie notamment, que nous réalisons. Par exemple, la baisse du volume de déchets et leur tri sélectif nous fait gagner 20 % sur le prix d'enlèvement. L’autre aspect est notre communication sur ces aspects avec nos vacanciers. Cela crée un meilleur lien avec eux. C’est une plus value pour l’entreprise. », ajoute-t-il. Alain Peckeu est un fervent acteur du tourisme durable : « On apprend de mieux en mieux à passer des vacances en communion avec la nature. Les touristes apprennent à être exigeants avec eux-mêmes et avec leur environnement. Ils seront de plus en plus appelés à marquer une empreinte écologique légère. La nature est un cadeau qui nous est offert, il nous faut apprendre à la respecter. Je crois que dans les prochaines années, la sélection des destinations des vacances s’opérera aussi selon un label écologique. Le consommateur en est demandeur. »

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Les Européens très partagés sur les taxes écologiques

Les Européens très partagés sur les taxes écologiques

ClimatLes Européens sont généralement hostiles à des taxes spéciales sur les produits nocifs pour l'environnement mais beaucoup les accepteraient si les taxes sur les produits écologiques étaient diminuées en parallèle, a révélé mercredi une enquête Eurobaromètre. "Seulement 14% des Européens interrogés se sont dits favorables à l'augmentation de la fiscalité sur les produits considérés comme dommageables pour l'environnement. Les Français sont un peu au dessus de la moyenne avec 17,8% d'avis favorables, dans un groupe de huit pays comprenant l'Estonie (14,6%), l'Italie (19,1%), la Lituanie (15,1%), le Luxembourg (14,1%), la Pologne (22,6%), la Roumanie (20,4%) et la Slovaquie (16,2%). Le gouvernement français a décidé mercredi de lancer des consultations sur l'instauration d'une taxe carbone, mesure qui inquiète syndicats et associations redoutant un nouvel impôt. Les autres Européens se sont en revanche montrés moins enthousiastes. Seulement 9,7% des Suédois, alors que leur pays a été le premier à instaurer une taxe carbone, se sont ainsi dits favorables à cette taxation. Une baisse des taxes sur les produits considérés comme écologiques est en revanche soutenue par 33,6% des Européens (33,4% des Français) et la combinaison des deux propositions séduit près d'un Européen sur deux (45,8%), souligne l'enquête. L'Europe est partagée sur cette combinaison. Dans treize pays (Danemark, Allemagne, Grèce, Espagne, France, Irlande, Luxembourg, Pays-Pas, Autriche, Slovénie, Finlande, Suède et Royaume Uni), les avis favorables sont supérieurs à la moyenne, avec un pic de 65,1% pour les Britanniques. Mais dans les quatorze autres, l'accueil est beaucoup plus tiède. Les Maltais, les Lettons et les Lituaniens (entre 29 et 30% d'avis favorables) sont les plus réservés, suivis par les Italiens et les Polonais (34%). "Pour l'instant, il n'y a pas de discussion sur une taxation au niveau européen", a indiqué mercredi un porte-parole de la Commission lors de la présentation de l'enquête menée du 21 au 25 avril auprès de 26.500 ressortissants des 27 pays de l'UE.

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Maïs MON 810

Maïs MON 810 : un nouveau rapport pointe les défaillances de l'avis de l'EFSA

ogm_j_en_veux_pas_greenpeaceFrance — Bruxelles / Paris, le 29 juillet 2009 – Selon un rapport scientifique commandité par Greenpeace et les Amis de la Terre, l'avis positif rendu par l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur le maïs MON810 est complètement biaisé par une multitude d'approximations et d'omissions. L'évaluation des impacts environnementaux comme celle des impacts sur la santé humaine sont défaillantes. La Commission européenne et les Etats membres doivent s'opposer à sa réautorisation. L'autorisation de culture du MON810, valable 10 ans, ayant expiré, l'Union européenne va devoir se prononcer prochainement sur sa possible réautorisation. C'est dans ce contexte que l'EFSA a publié, à la fin du mois de juin, un avis qui juge le MON810 sans risque. Pourtant, une analyse scientifique de cet avis, commandée par Greenpeace et les Amis de la Terre, révèle de sérieuses erreurs et omissions de l'EFSA, remettant ainsi en cause ses conclusions. Ce rapport révèle notamment que l'EFSA :

- ignore ou minimise les recherches démontrant que l'insecticide produit par ce maïs GM pourrait avoir des impacts négatifs sur des organismes non ciblés comme les papillons et les mites. L'EFSA n'admet pas l'incertitude scientifique alors même qu'il n'existe pas d'études faites spécifiquement sur les espèces européennes ;

- refuse d'admettre l'existence de rapports questionnant l'impact environnemental et sanitaire de ce maïs ;

- ignore les études de scientifiques évaluées par leurs pairs qui mettent en lumière des inquiétudes concernant la santé humaine ;

- fait référence à des recherches portant sur des cultures transgéniques complètement différentes pour affirmer que le MON810 est sans danger ;

- n'examine pas les risques liés aux nouvelles protéines inconnues générées dans le maïs lors de la transgénèse.

« L'EFSA a une fois de plus violé son mandat. Le niveau d'expertise de l'avis de l'EFSA n'est vraiment pas sérieux, regrette Rachel Dujardin, de Greenpeace France. Soit cette agence souffre d'un sérieux manque, soit elle joue un jeu politique très risqué pour notre santé et l'environnement. Il y a assez de preuves montrant que ce maïs-pesticide peut être dangereux. Il devrait être, à ce titre, banni une fois pour toutes des champs européens

Six Etats membres, dont la France et l'Allemagne, ont déjà interdit la culture du MON810 sur leurs territoires. Les gouvernements se sont également plaints de la qualité du travail de l'EFSA et ont exprimé leurs craintes relatives à la sécurité de ce maïs. Plus récemment, le gouvernement français a déclaré qu'il ne pouvait pas accepter l'avis de l'EFSA sur le MON810. En mai, douze Etats membres ont écrit à l'agence européenne afin de lui faire part de leurs inquiétudes concernant leurs travaux en cours. « La Commission n'a pas d'autre choix que de rejeter l'avis de l'EFSA, interdire la culture du MON810 et chercher une autre autorité officielle, capable, celle-là, de donner des avis scientifiques non biaisés » conclut Anne Bringault, des Amis de la Terre.

http://www.greenpeace.org/raw/content/eu-unit/press-centre/reports/review-EFSA-MON810-opinion-29-07-09.pdf

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Les Français paient leur brique de lait trop cher

Les Français paient leur brique de lait trop cher

LaitMalgré la chute du prix de lait payé aux producteurs depuis 2008, les Français ont continué à payer leurs briques au prix fort, distributeurs et industriels ayant conservé, voire augmenté, leurs marges, montrent deux études commandées par le gouvernement. Ces études, publiées mercredi, avaient été demandées par Bercy et le ministère de l'Agriculture en pleine crise du lait en juin, en réponse aux interrogations des producteurs sur les marges des distributeurs et des industriels. Une réunion a eu lieu mercredi à Bercy pour les présenter aux producteurs, industriels, distributeurs et représentants des consommateurs. La première, réalisée par l'Observatoire des prix et des marges, porte sur le lait, le yaourt nature, le beurre et l'emmental. La seconde, réalisée par la Direction générale de la concurrence, la consommation et la répression des fraudes, se penche sur l'évolution des prix entre janvier 2007 et avril 2009 des produits laitiers de grandes marques et des marques de distributeurs (MDD). "Ces études montrent que les producteurs et les consommateurs sont trompés", soutient Jean-Bernard Bayard, secrétaire général adjoint de la FNSEA, principal syndicat agricole. Il faut que  le producteur et le consommateur cessent d'être les variables pour fixer des prix à la convenance du distributeur. 

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Les Européens

Les Européens, en majorité, se soucient de l'empreinte écologique de leurs achats

v_g_tariens_2Selon une enquête Eurobaromètre publiée hier, quatre Européens sur cinq s'intéressent à l'incidence écologique des produits qu'ils achètent. C'est en Grèce que les consommateurs tiennent le plus compte du critère environnemental, 90 % des personnes interrogées dans ce pays indiquant que l'incidence des produits sur l'environnement joue un rôle important dans leurs décisions d'achat. La même enquête révèle que les Européens se répartissent en deux groupes d'égale importance face aux allégations des producteurs concernant la performance environnementale de leurs produits, et près de la moitié estiment que le meilleur moyen de promouvoir des produits respectueux de l'environnement consiste à taxer davantage ceux qui ont un effet défavorable sur l'environnement et à alléger les taxes sur les produits verts. Beaucoup sont également convaincus du rôle que les détaillants ont à jouer dans la promotion de produits plus respectueux de l'environnement, et l'étiquetage obligatoire des émissions de carbone est assez largement plébiscité. Dans cette enquête, concernant l'attitude des Européens par rapport à la consommation et à la production durables, une forte majorité d'Européens (83 %) déclare que l'incidence des produits sur l'environnement joue un rôle important dans les décisions d'achat. Les Grecs sont ceux qui tiennent le plus compte de l'empreinte écologique des produits qu'ils achètent (92 %), tandis que les Tchèques sont les moins préoccupés par cet aspect (62 %).

http://ec.europa.eu/environment/eussd/escp_en.htm 

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dimanche 26 juillet 2009

NOUVEAU CONSOMMATEUR  NC 30 Juillet - Août 2009

Couv__NC30__Jpeg_Chic
• Eté Ethic : nos essentiels pour les meilleurs moments
• Beauté : Belle vacancière
Gourmand
• Emballages : ouvrons l’œil
• Des vérités sur le lait
• Pique-niquer écolo
• Les barbecues se mettent au vert

Utile
• Mon ordinateur vert
• Le top du troc
• Toile : l’écolo surfer
Anti-crise
• 57% des Français pour un placement solidaire
• Les différents types de crédit responsable
• Entrepreneurs d'avenir : Energie anti-crise
• Positivement green : Lutter contre les marées noires
• Mettez-vous au vert … en voyant la vie en rose
Voyageur
• Reportage : la femme est l’avenir du Niger
• Les enfants Sàmis
• Vacances : suivez l’éco-guide !
Humain
• Education : réussir tous ensemble plutôt que gagner
• Jacques Maire, fondateur des Editions Jouvence :
«  Le livre permet le recul, l’analyse et la pensée complexe »
• Robert Lion, président de Greenpeace France :
«
Les modèles de consommation ne changent que sous la pression
du citoyen-consommateur »
• Eric Julien, géographe :
« Si l’on perd notre mémoire, notre corps social perdra sa forme »
Cahier Spécial
·       Comment préparer mon éco rentrée
La rentrée scolaire approche et déjà, il faut penser aux
fournitures scolaires. Vous êtes déterminés à trouver
ce qu'il y a de mieux pour vos enfants. Cette année,
votre rentrée se fera sous le signe de l’écologie.
Petit guide pour une rentrée responsable.
Edito : extrait
Créer du beau et de la valeur !
« … C'est la bonne nouvelle de ces temps de crise : quelque chose semble mourir, le système consumériste qui a réduit notre désir et notre création en pulsions d'achat ! Mais quelque chose d'autre est en train de naître : la bienveillance, le respect, la valeur des liens, des réseaux d'échanges de savoirs, d’amateurs passionnés et de nouveaux consommateurs...» 

Logo_NC  www.nouveauconsommateur.com
Premier magazine consumériste responsable,  fondé en 2003 par le journaliste Ezzedine El Mestiri. Le Nouveau Consommateur s’adresse à un lectorat qui  prend connaissance du changement de nos modes de vie tous les deux mois.  Ce sont des partenariats rédactionnels avec la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme,  la CLCV, BioConsom’Acteurs et Agronomes & Vétérinaires Sans Frontières. Bimestriel - parution en février, avril, juillet, septembre, novembre. Vente en kiosque et sur abonnement. Prix : 5.40 €
 

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Les attributions de Borloo précisées au J0

Les attributions de Borloo précisées au J0

Norauto_et_MLes attributions du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, dont le ministère avait été élargi à la Mer, aux Technologies vertes et aux négociations sur le Climat lors du remaniement du 23 juin, sont précisées dans un décret publié hier samedi au Journal Officiel. M. Borloo est "ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des négociations sur le Climat", rappelle le décret. Il est, dans le cadre de ses nouvelles attributions, "responsable du développement et de la promotion des technologies vertes, notamment celles favorisant les énergies renouvelables, en ce qu'elles participent de l'amélioration de la qualité de l'environnement par la réduction des rejets toxiques dans l'eau, l'air et le sol, et de la diminution de la consommation énergétique", précise le décret. Le ministre est par ailleurs "en charge des négociations européennes et internationales sur le climat, en concertation avec le ministre des Affaires étrangères et européennes". Au titre de la Mer, il doit notamment veiller "à la protection de la biodiversité marine et des équilibres écologiques". En ce qui concerne le logement, la construction et la lutte contre la précarité et l'exclusion, le ministre élabore les "règles relatives au logement social" à la "réhabilitation de l'habitat" et à la construction. Il est notamment chargé "des politiques menées en faveur de la qualité du logement et de l'habitat et de leur insertion dans le tissu urbain", toujours selon le décret.

Jamais dans l’histoire de la République, un ministre n’a eu autant d’attributions et de pouvoir … Tant mieux si c’est pour changer les pratiques d’une vingtaine d’administrations centrales qui n’ont pas encore compris que nous vivons une « révolution écologique » et que rien ne sera plus et surtout ne devra plus être comme avant ! Notre pays deviendra écologique quand il cessera d'être bureaucratique !

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"Vivre vaille que vivre "

"Vivre vaille que vivre "

Marinus_van_ReymerswaelelJe viens de recevoir le communiqué de presse du dernier indicateur du moral des ménages concernant la consommation… Et franchement j’en suis inquiet ! Et ce n’est pas parce que  les Français qui avaient tendance à retrouver un peu le moral depuis quelques mois ont vu, de manière inattendue, leur confiance flanchée au mois de juillet ! Le solde mesurant le moral des ménages est à - 39 points, deux points de moins qu'en juin… Je suis surtout inquiet que ces indicateurs consuméristes continuent à nous tenir de baromètre pour mesurer ce que nous avons réellement besoin dans une vie et dans le but que le besoin crée toujours un autre et à l’infini !  La consommation a souvent bon dos pour analyser nos cupidités et nos aspirations possessives  mais à ce point et régulièrement… Cela devient gênant ! Selon l'Insee « l'opinion des ménages sur le niveau de vie passé et futur se dégrade et les Français sont également plus nombreux à penser que leur situation financière s'est détériorée au cours des derniers mois… » Comme si notre vie se résume à ce que nous avons acheté, ce que nous comptons acquérir ou  le contenu des vitrines et des étals qui nous font rêver…

« Si au lieu de gagner beaucoup d’argent pour vivre, nous tâchions de vivre avec peu d’argent », écrivait Jules Renard. Et cela comme nous le disait l’Abbé Pierre « Nous avons autant besoin de raisons de vivre que de quoi vivre ». Pas seulement, nous nous rendons service à nous-mêmes mais aux autres et à notre planète. « Vivre tous simplement pour que tous puissent simplement vivre », écrivait Gandhi. Alors, avons-nous vraiment besoin d’indicateurs ou de baromètres de moral pour vivre ? Mieux vivre ! Bien vivre ! Et comme chantait Barbara « il faut vivre vaille que vivre » !

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samedi 25 juillet 2009

Créer du beau et de la valeur !

Créer du beau et de la valeur !

Par Ezzedine El Mestiri  ( Editorial Nouveau Consommateur NC 30 Juillet- Août  2009)

Dans notre jargon journalistique, nous appelons cela l’Edito. Il ouvre le magazine et dit-on, c’est l’article le plus lu… Textes soupirant une ultime correction, des pages de maquette multicolores, un essayage de titres, quelques propositions de couv… Le temps n’est plus un cadeau à ce J-3 pour livrer l’écrit à l’imprimeur. Tout est là et il ne manquait que ces 4 000 signes. Le trop peu qui offre l’ossature, la dernière touche pour ordonner une harmonie… Quelle ambition ! Heureusement que certains jours, je suis en appétence de ce désir d’écrire et pour vous ! 

« La seule signature au bas de la vie blanche, c'est la poésie qui la dessine », écrivait René Char (La parole en archipel).

« Quand je serai grand, j'écrirai moi aussi " les misérables " parce que c'est ce qu'on écrit toujours quand on a quelque chose à dire », signait Romain Gary (La vie devant soi).

Je dois m’atteler à l’écriture de ce fameux édito et me plonger dans la blancheur d’une page déjà envahie en pointillés d’un ressenti, de quelques repères, des rencontres et des événements qui ont donné de préférence, du sens à ma vie. Ce n’est ni de la poésie, ni un remake des misérables… C’est quelque chose qui ressemble au quotidien de chacun de nous et qui crée du beau et de la valeur. Je persiste à associer ces deux mots depuis que j’ai eu la chance de découvrir le travail précieux que mène le cabinet « Recherches et évolution » auprès des entrepreneurs et dirigeants pour les accompagner dans une démarche éthique et humaine. Réconcilier ses aspirations humanistes et les performances de l’entreprise, le besoin d’un projet de vie plus  que d’un bilan de compétences, construire la vision de sa création sur son propre intérieur, cultiver son savoir-être… Une journée de mise en cohérence et un bonheur partagé avec d’autres dirigeants d’entreprises où l’échange se fait avec le cœur et la bienveillance. Un exercice que je vous recommande en ce temps dit « de crise » ! (www.recherches-et-evolution.com.)

« Ce que nous devons redécouvrir, c’est notre propre inventivité, c’est la conscience de notre richesse créative. Il faut cesser de geindre sur ce qui nous déconstruit et rebâtir notre vie individuellement et collectivement », nous incite le philosophe Raoul Vaneigem.

Couv__NC30__Jpeg_Constatant l'échec du consumérisme, le philosophe Bernard Stiegler (Pour une critique de l'économie politique, éd. Galilée) soutient que seule l'intelligence collective permettra une économie innovante. « Le temps est bien fini du rêve américain, qui promettait progrès et bonheur pour tous par le marché : tout cela aboutit à la crise de 2008. Cent ans après le succès de la Ford T, le fordisme est épuisé, et le consumérisme apparaît pour ce qu'il est : une mécroissance. » (Télérama du 6 juin 2009). C'est la bonne nouvelle de ces temps de crise : quelque chose semble mourir, le système consumériste qui a réduit notre désir et notre création en pulsions d'achat ! Mais quelque chose d'autre est en train de naître : la bienveillance, le respect, la valeur des liens, des réseaux d'échanges de savoirs, d'amateurs passionnés et de nouveaux consommateurs…

Dans cet édito, sujet imposé, je me dois de vous parler de l’été, c’est obligatoire. Alors je me répète comme à l’accoutumée : où que vous soyez en vacances, respirez, lâchez prise, aimez, pensez, existez… Et s’il vous reste à chercher et capter juste deux images, ouvrez grands les yeux pour regarder les ailes d’un papillon qui se déploient et se referment très doucement, au ralenti…ou une fleur qui s’ouvre le matin et se referme à la nuit…. Grandiose Nature qui peut nous offrir cet étrange ballet avec ces créatures, actrices improbables pour notre imaginaire.

Posté par nouveauconso à 09:04 - Permalien [#]
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