mercredi 25 février 2009
Considérer l'homme comme un consommateur...
Chronique de l’An I
«Considérer l'homme comme un consommateur, c'est tout simplement lui faire perdre son identité, sa véritable image...»
Grenelle de la mer : Le ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, va annoncer vendredi le lancement d'un "Grenelle de la mer". L'idée est de réunir autour d'une même table experts et représentants des syndicats, du patronat, de l'Etat et des associations, à l'instar de ce qui avait été fait pour le Grenelle de l'environnement. Ce Grenelle de la mer, devra traiter l'ensemble des thématiques liées à la mer - biodiversité et ressources halieutiques, pollutions, recherche, énergie, santé…, précise-t-on au ministère. Le démarrage est prévu "dans le courant du mois de mars, dès que les groupes seront constitués", pour une restitution des travaux "courant mai". L'objectif est de "lancer un grand plan mer", à l'issue de ce processus. Jean-Louis Borloo présentera cette initiative lors d'une réunion sur le trois-mâts goélette La Boudeuse, amarré depuis le début du mois de septembre sur le quai de Seine, en face de la Grande Bibliothèque François Mitterrand.
Stockholm, première capitale verte européenne en 2010 : Stockholm sera la toute première capitale verte européenne. Elle a reçu ce titre pour l’année 2010. La Commission encourage ainsi la capitale suédoise à concrétiser ses objectifs ambitieux, comme l’abandon total des énergies fossiles d’ici 2050. Déjà, les émissions de gaz à effet de serre sont deux fois moins élevées ici qu’au niveau national. Et l’eau, qui couvre 10% de cette Venise du Nord, fait l’objet d’un vaste plan de protection. Autre ville nommée, Hambourg, qui sera capitale verte européenne en 2011. La deuxième ville d’Allemagne est parvenue à maintenir une très bonne qualité de l’air et veut réduire de 80% ses émissions de CO2 d’ici 2050. Malgré l’importance de son port fluvial, elle trouve aussi des alternatives pour éviter l’extension des docks.
Pour la 3ème année consécutive, l’Unep- les entreprises du paysage et Ipsos publient leur grande enquête sur l’attitude et les représentations des Français en matière de jardins. Après les espaces verts publics en 2008, retour au domestique cette année. Résultats : pour 1 Français sur 2, le jardin est l’une des 2 pièces qui donne le plus de valeur à son habitation. 1 Français sur 4 considère qu’un mode de vie respectueux de l’environnement passe d’abord par un habitat plus vert et des villes plantées d’arbres. Enfin, plus de 2 Français sur 5 font confiance en priorité aux professionnels du paysage pour toutes les questions liées au jardin.
« Que ce soit en matière de téléphonie mobile (Orange, SFR, Bouygues telecom) de fourniture d’énergie (EDF, Gaz de France) ou de prestations bancaires (Crédit mutuel, Société générale), les clients reçoivent traditionnellement leur facture ou leur relevé de compte par courrier dans leur boite aux lettres. Cependant, depuis quelques temps, ces entreprises incitent à faire un geste pour l’environnement en optant pour une facture ou un relevé électronique. Il va de soi qu’un tel biais présente une économie de papier non négligeable, ce qui peut être considéré comme positif pour l’environnement. Néanmoins, au-delà de la volonté affichée de préserver la planète, on constatera que la dématérialisation de ces documents permet surtout de faire des économies tout court (plus d’impression de factures à assurer, plus d’affranchissement à payer, …). La CLCV estime qu’il serait normal que le consommateur ait un intérêt financier à choisir cette alternative. C’est d’autant plus légitime que le système n’est pas sans inconvénient : c’est alors au client d’imprimer sa facture ou ses relevés de compte s’il souhaite en conserver une trace papier. En l’état actuel des choses, on demande donc au consommateur d’avoir une conscience environnementale sans aucune contrepartie… Et ce sont les entreprises qui en tirent les bénéfices en termes de communication tout en réduisant leurs coûts ! » (CLCV)
Contre le Terminal méthanier du Verdon: quelque 2.000 opposants au projet de terminal méthanier au Verdon (Gironde), dont des élus, ont organisé samedi un rassemblement "protestataire, ludique et positif" sur la plage de Royan (Charente-Maritime). Les manifestants, venus des deux rives de l'estuaire de la Gironde à l'appel de l'association "Une pointe pour tous", ont mis en place "un cercle humain de 85 mètresde diamètre", visant à symboliser l'espace qu'occuperait l'une des cuves de ce terminal... A suivre.
La bataille des eaux usées : encore 268 communes non conformes : la France, qui s'est longtemps accommodée de déverser ses eaux usées dans la nature, est en passe de rattraper son retard et d'échapper ainsi aux amendes européennes, malgré d'ultimes points noirs en région parisienne et sur la Côte d'Azur. Selon un état des lieux dressé vendredi par le ministère du Développement durable, près de 20 millions d'habitants dans 268 agglomérations attendent encore leur station d'épuration, avec une concentration particulière le long de la Seine autour de Paris et sur les quelques dizaines de kilomètres de côtes entre Menton et Fréjus. Mais notre pays revient de loin: 522 communes étaient hors normes fin 2006, exposant notamment l'Etat à 350 millions d'euros de pénalités européennes pour manquement à la directive sur les "eaux résiduaires urbaines" (ERU) datant de 1991.
La crise économique provoque une chute du prix du carbone et met en lumière les limites de ce marché dont l'objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d'encourager les technologies vertes pour lutter contre le réchauffement climatique. Sur le marché européen du carbone, sur lequel s'échangent des permis d'émission de CO2, ou "droits à polluer", le prix de la tonne a été pratiquement divisé par trois depuis l'été 2008, époque à laquelle il flirtait avec les 30 euros. Passée pour la première fois, début février, sous la barre des 10 euros, la tonne de CO2 se négociait mardi matin à 9,20 euros sur le marché au comptant de BlueNext, basé à Paris. L'explication est simple: la crise provoque une baisse de l'activité chez les producteurs d'électricité, cimentiers, sidérurgistes, qui émettent par conséquent moins de CO2. La demande de "droits à polluer" - qui ont été fixés par l'UE pour la période 2008-2012 - est donc moindre et les cours baissent.
Politique agricole : le virage environnemental aurait pu être plus marqué : l’éphémère ministre de l’Agriculture, Michel Barnier a présenté, lundi 23 février, les modalités d’application nationales du bilan de santé de la PAC, dans le cadre de l’accord européen du 20 novembre dernier. La montagne a accouché d’une souris. Rien n’est indiqué sur le vrai le « verdissement » de l’agriculture. L’agriculture biologique reste toujours le parent pauvre malgré le soutien verbal affiché mais encore trop timide financièrement… Ce sont encore les marchands des pesticides qui tiennent Salon... à l'Agriculture!
L’organisation du Paris – Dakar a souhaité compenser les émissions de CO2 de son édition 2009. La société organisatrice a proposé à Bolivia Inti – Sud Soleil d’acheter pour plusieurs dizaines de milliers d’Euros les économies de CO2 générées par les cuiseurs solaires réalisés au Chili et en Argentine. Unanimement, le Conseil d’Administration en France et les partenaires andins ont rejeté cette offre alléchante. Il y a trop de contradictions entre leur objectif et celui de l’association. Comment accepter dans ces pays écologiquement en danger un tel gaspillage d’énergie, et au même moment, les aider à économiser l’énergie avec cette idée simple : « le Soleil au service du Développement » ? Bravo à cette association qui a la dignité. www.boliviainti-sudsoleil.org
Une pensée à la mémoire de l’écrivain et musicologue anglais Anthony Burgess (1917-1933), né un 25 février et l’auteur de « Orange mécanique ». «Considérer l'homme comme un consommateur, c'est tout simplement lui faire perdre son identité, sa véritable image...», disait-il.
lundi 23 février 2009
Celui qui veut être vrai ...
Chronique de l’AN I
"Celui qui veut être vrai doit risquer de se tromper"
Le mercure mis au ban par plus de 140 pays : c’est la grosse surprise du conseil d'administration du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) qui s'est achevé vendredi 20 février, à Nairobi (Kenya) : plus de 140 pays participants ont adopté le principe d'un traité international visant à limiter l'utilisation du mercure. Un métal lourd, dont les émissions directes et les résidus menacent la santé de centaines de millions de personnes à travers le monde.
L’amour à distance est mauvais pour la planète : « Manger local », certes, mais cela ne va pas suffire à sauver la planète. Pour limiter notre empreinte écologique, il faut aussi « draguer local », affirme le site américain Slate. Car l’amour à distance a un coût écologique important. Si un New Yorkais prend l’avion une fois par mois pour rejoindre sa bien-aimée à San Francisco, il émettra dans l’atmosphère 32 tonnes métriques de CO2 par an. Et quand on sait qu’un étudiant américain sur quatre a une relation amoureuse longue distance, on peut imaginer l’ampleur des dégâts pour l’environnement. Alors, la solution est de «draguer local», car cela permet également d’économiser des voyages !
Les visées chinoises sur les gigantesques ressources minières de l'Australie provoquent un regain de nationalisme qui trouve un certain écho au sein d'une classe politique hostile à une mainmise du géant asiatique sans contreparties.Ces craintes ont pris une acuité particulière depuis que le géant public chinois de l'aluminium Chinalco a fait part, le 12 février, de son intention d'investir 19,5 milliards de dollars américains (15,2 milliards d'euros) dans le groupe minier anglo-australien Rio Tinto, criblé de dettes. Il s'agit du plus gros investissement chinois jamais réalisé à l'étranger. Le sénateur Vert Bob Brown dénonce le manque de réciprocité. "Les communistes autocrates de Pékin n'autoriseraient jamais une société australienne à prendre le contrôle à périmètre équivalent de ressources chinoises", a-t-il estimé. "Il est dangereux pour notre pays ouvert et démocratique de voir la dictature de Pékin prendre le contrôle de ces entreprises et de nos ressources", a ajouté le sénateur réputé pour son soutien à la cause tibétaine. Après l’Afrique, l’Amérique latine, le Maghreb, l’Australie… A qui le tour dans cette main mise chinoise sur le monde !
Faute des réalisations écologiques intéressantes, la Russie exhibe comme chaque année une Miss choisie parmi le personnel travaillant dans une des nombreuses centrales nucléaires du pays ! Voici la Miss Nuclear 2009 : Alyona Kirsanova, 22 ans, 1 mètre 64, 46 kilos, 87-60-87. Ce concours ridicule, aussi affligeant que notre Miss France et Miss SDF belge est proposé pour faire oublier la catastrophe de Tchernobyl. Areva peut s’en inspirer !
McDonald's dispose encore cette année d'un stand au Salon de l’Agriculture. C’est tout un signe probant pour le développement durable ! Cela fait rire! En 2008, les achats de produits finis alimentaires destinés aux restaurants de cette enseigne ont représenté environ 663 millions d’euros . Près des trois-quarts de ces produits finis proviennent de France… On aimerait connaitre les cahiers de charge de la fabrication et les conditions réelles de production de ces aliments ! Et leurs compostions nutritives… Mais ces informations sont introuvables au Salon de l’Agriculture !
L'image des agriculteurs se dégrade quelque peu : Nous sommes seulement 54% à estimer que les agriculteurs sont respectueux de l'environnement, un score en recul de 7 points depuis deux ans. 66% d’entre nous pensent que les agriculteurs sont "respectueux de la santé des Français". Nous avons toujours une bonne image des agriculteurs d'après un sondage Ifop, réalisé les 19 et 20 février pour Dimanche Ouest France. Une image qui pourtant se dégrade, par rapport aux années précédentes, lorsqu'on aborde des sujets tels que l'environnement ou la santé.
La pollution des journaux gratuits : Chaque jour, plus de 2 millions de « gratuits » sont distribués à l’entrée des stations de métro parisiennes. Ces journaux représentent 81 tonnes de papier qui recouvrent les quais et les trottoirs de la capitale, le soir venu… Pour recycler cette montagne de déchets, la France ferait bien de s’inspirer de la politique mise en place à Montréal, où la société éditrice du Journal Métro transfère elle-même le contenu des poubelles dans des containers de 30 m3 situés à l’extérieur des stations. Il est temps de faire la même chose chez nous ! Le scandale est que les éditeurs de ces journaux ne sont pas obligés d'appliquer la loi du code de l’environnement, qui contraint pourtant les « émetteurs d’imprimés papiers gratuits » à participer au traitement en fin de vie de leurs produits.
A regarder ce soir sur France 3 à 23 h un documentaire consacré à l'histoire de Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis, insatiable créateur de rêves, de slogans et d'entreprises… C’est toute l’histoire de la société de consommation vue à travers le prisme de la publicité.
Bon anniversaire à ma fille bretonne Myriam (35 ans) et une pensée à la mémoire du philosophe allemand de Karl Jaspers (1883- 1969), né un 23 février. «Celui qui veut être vrai doit risquer de se tromper.», écrivait-il.
samedi 21 février 2009
Les magazines « verts » fleurissent dans les kiosques
Les magazines « verts » fleurissent dans les kiosques
Par Florence Pagneux (Journal La Croix 20 février 2009)
La presse spécialisée dans l’environnement et le développement durable séduit de plus en plus de lecteurs. Mais attention à l’effet de mode.
L’Écologiste, Habitat naturel, Valeurs vertes, Ekwo… Chez les marchands de journaux les mieux pourvus, ces revues spécialisées dans l’environnement et le développement durable figurent désormais en bonne place. Le 2 mars prochain, le mensuel Terra éco fera également son apparition. Jusqu’alors distribué à 9 000 abonnés, ce magazine consacré au développement durable sera tiré à 70 000 exemplaires pour la vente en kiosque. Le fruit d’une belle aventure éditoriale, lancée à Nantes en 2004. « Nous étions au départ trois journalistes de la presse économique et financière, raconte Walter Bouvais, cofondateur du magazine et directeur de la publication. Mais on ne s’y retrouvait pas. D’où l’idée de créer un magazine humaniste qui relie l’économie aux enjeux sociaux et environnementaux. »
Avec 1 500 € en poche, la petite équipe lançait un magazine payant sur le Web, immédiatement assorti d’une version papier. « On a réuni une trentaine de journalistes bénévoles, poursuit le directeur de la publication. À l’époque, ce n’était pas facile : on était au creux de la vague Internet et les enjeux du développement durable ne parlaient pas à grand monde. » En cinq ans, l’intérêt pour ces questions a permis à la petite entreprise d’assurer son avenir. Elle vient de bénéficier d’une levée de fonds de plus d’un million d’euros et doit passer de 10 à 15 salariés permanents d’ici à la fin de l’année. « Notre intuition éditoriale est arrivée un peu tôt, mais elle correspondait à une aspiration de la société. ». L’histoire de La Maison écologique ressemble, à plusieurs égards, à celle de Terra. Ce bimestriel axé sur les conseils pratiques est né en 2001, dans un village breton. « Personne ne parlait alors de construction écologique, rappelle Yvan Saint-Jours, son cofondateur, ancien animateur associatif. On s’est développé tranquillement. Jusqu’au 10e numéro, on éditait moins de 10 000 exemplaires. Après notre passage en kiosque, en 2004, on a eu un très bon retour du public. »
Aujourd’hui, La Maison écologique tire à 110 000 exemplaires, réunit 15 000 abonnés et emploie neuf salariés. Quant à L’Écologiste, édition française du magazine britannique The Ecologist, son tirage a doublé depuis son lancement en 2000.
Pour Walter Bouvais, cet engouement s’explique par la conjonction de plusieurs événements : documentaire d’Al Gore en 2006 (1), rapport Stern sur le changement climatique, lobbying de l’animateur Nicolas Hulot pendant la campagne présidentielle, Grenelle de l’environnement … « En deux ans, la France a fait une révolution mentale. Tout le monde est désormais convaincu que l’on doit changer ses habitudes. » Pour Laurent Samuel, vice-président de l’association des Journalistes écrivains pour la nature et l’écologie (JNE), l’arrivée de médias spécialisés dans ces thématiques est venue combler un manque. « Face aux enjeux environnementaux, le public a besoin à la fois d’informations concrètes et de réflexions de fond, estime-t-il. Or, les médias traditionnels mettent du temps à répondre à ces préoccupations. Ces magazines spécialisés ont pris le relais d’une presse écologique née dans les années 1970 et qui avait disparu. » Fondateur du magazine Le Nouveau Consommateur, Ezzedine El Mestiri a choisi d’accompagner la prise de conscience écologique des citoyens en les aiguillant dans leurs actes d’achat. « À la création du magazine, en 2003, c’était difficile, car le sujet n’était pas dans l’air du temps, explique ce journaliste passé par la direction du mécénat dans un grand groupe de distribution. Dans les pays scandinaves, le Canada, l’Australie ou la Grande-Bretagne, ces préoccupations étaient plus ancrées car l’écologie est enseignée de l’école primaire à l’université. » Aujourd’hui, son magazine n’est plus le seul sur ce créneau. « Preuve que les mentalités changent, même si chacun a sa spécificité. » De fait, ce marché est surtout composé de « niches » éditoriales. « Le développement durable est un mot-valise dont on peut parler de différentes manières, souligne Sauveur Fernandez, consultant en « communication responsable ». D’où une grande richesse des titres proposés. » Ce foisonnement peut-il durer ? « On est sorti du simple phénomène de mode, juge le spécialiste. Mais, il y a beaucoup de monde et cela finira par s’épurer. »
Le cofondateur de La Maison écologique observe avec circonspection l’éclosion des titres consacrés à l’environnement : « Il faut faire le tri entre les historiques et les autres, qui peuvent être de bons profiteurs. » Directrice du trimestriel Ekwo, lancé en kiosque en 2002, Monica Fossati émet des réserves sur la qualité de l’information. « À la différence d’autres journaux, nos dossiers techniques sont relus par plusieurs spécialistes, indique cette polytechnicienne. Cela permet d’éviter une approche monolithique liée à l’interprétation d’un journaliste. » Consultant en développement, Jérôme Valina (2) craint une focalisation excessive sur l’écoconsommation, « manger des tomates bio et avoir un poêle à la maison », au risque de passer à côté d’enjeux fondamentaux. Ces magazines ne sont pas non plus dénués de contradictions. « Il est paradoxal de parler de décroissance ou de vie plus simple quand on a, pour la majorité d’entre eux, besoin de la publicité pour vivre, pointe Sauveur Fernandez. Certains le gèrent plus ou moins bien. »
Ekwo a été l’un des premiers à disposer d’une charte restrictive sur la publicité. « On refuse régulièrement des annonceurs », lance Monica Fossati. Terra éco s’est doté d’un dispositif similaire, tout comme Le Nouveau Consommateur. « On ne pourrait pas vivre sans pub, tranche Ezzedine El Mestiri. Mais on applique le principe de précaution. »
Au-delà de cette prudence vis-à-vis des annonceurs, ces magazines tentent de mettre en œuvre les idéaux qu’ils défendent à longueur de pages. « Dans les kiosques, seuls 25 à 30 % des journaux sont vendus. Les autres sont détruits, rappelle Monica Fossati. Du coup, on préfère limiter notre présence à 5 000 points de vente. » À La Maison écologique, tous les invendus sont récupérés. « On les stocke. On va essayer d’en faire quelque chose d’original », précise Yvan Saint-Jours. Impression à l’encre végétale, plan de déplacement des salariés, tri des déchets… le magazine Terra éco se veut, lui aussi, irréprochable. « Il faut aller plus loin en mesurant l’impact de l’ensemble de la chaîne, de la plume du journaliste au devenir du magazine chez les lecteurs », plaide Walter Bouvais. Cette démarche, mise en place avec l’Agence de la maîtrise de l’énergie (Ademe), sera racontée chaque mois dans une double page. Une information bien recyclée ! Florence PAGNEUX
(1) Une vérité qui dérange, sur le réchauffement climatique.
(2) Auteur de www.magazine-durabilis.net
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2365758&rubId=5548
Nous sommes tous d'Outre-Mer !
Chronique de l’AN 1
Nous sommes tous de l'Outre-Mer !
A lire : le Manifeste pour les «produits» de haute nécessité : Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion écrit par des intellectuels de cet Outre-mer !
« … Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent. Dès lors, derrière le prosaïque du «pouvoir d’achat» ou du «panier de la ménagère», se profile l’essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l’existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s’articule entre, d’un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l’autre, l’aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d’honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d’amour, de temps libre affecté à l’accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n’ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons"
http://philosophie.blogs.liberation.fr/noudelmann/2009/02/manifeste-pour.html
81 % d’entre nous se déclarent autant voire plus inquiets des risques liés à l’environnement que des risques liés à la crise financière. Tel est le résultat de l’étude réalisée par LH2 pour le Comité français pour l’environnement et le développement durable. En pleine crise financière, les préoccupations environnementales priment Alors que le contexte de la crise financière semble accaparer tous les sujets de discussions avec son lot de mauvaises nouvelles (recul des ventes industriels, plan de restructuration, mise au chômage partiel, prévision de récession économique, etc.), les résultats peuvent paraître surprenants. Pour la seconde fois, à quatre mois d’intervalle, les Français se déclarent autant (56 %) voire plus (25 %) inquiets des risques liés à la dégradation de l’environnement et du climat que des risques liés à la crise financière (17 %).
Les hôtels de Mont-Blanc Tourisme s'engagent concrètement dans le développement durable : Après avoir entièrement rénové en 2007 Le Morgane à Chamonix, le cabinet d’architecture Ecart vient de terminer la rénovation et l’agrandissement de l’Hôtel Les Aiglons Resort & Spa. Les deux établissements dirigés par Romain Trollet affichent un bilan carbone nul...
L’Eco Box : une chambre d’hôtel saine et écologique : Diplômés en 2007 de l’ESA (Ecole Spéciale d’Architecture), Selma Feriani et Emmanuel Sitbon, ont remporté le premier prix du concours " Bâtir écologique" 2008 en imaginant une chambre d’hôtel saine et écologique. Il s’agissait d’imaginer et de concevoir l’aménagement intérieur d’une chambre d’hôtel type faisant partie d’un ensemble de chambres en intégrant des préoccupations écologiques et de santé. La chambre à aménager était une chambre double, permettant d’héberger une troisième personne de façon exceptionnelle. Elle devait comporter les principaux éléments de confort et de communication actuels et permettre un repos optimal de ses occupants.
Au moment où s’ouvre le Salon de l’Agriculture tourné, semble-t-il vers le Développement durable, Nicolas Sarkozy promet 300 millions d'euros pour les agriculteurs : lors de son discours prononcé jeudi dernier à Daumeray (Maine-et-Loire), le président de la République a promis une rallonge de 300 millions d'euros pour les aides de la PAC. Ce bonus doit impérativement être utilisé pour les formes d'agriculture les plus favorables à l'environnement, comme l'agriculture biologique et pas les agricultures polluantes qui empestent encore ce pauvre Salon de l’Agriculture ! Pour France Nature Environnement (FNE), par souci d'efficacité, les crédits supplémentaires promis par le Président de la République doivent avant tout être destinés à l'augmentation des surfaces en agriculture biologique, aux prairies permanentes, notamment en zone de montagne et aux mesures de gestion sur les sites importants pour la qualité de l'eau et la biodiversité, aussi appelées « mesures agroenvironnementales territorialisées ». Il est temps que les politiques entendent le bon sens paysan. Le Salon de l'Agriculture n'a pas besoin de supporter leurs visites "mascarade" qui effrayent les pauvres bêtes et les humains...
L’étiquette énergie qui, depuis 1992, informe et guide les consommateurs européens sur la performance énergétique de plus en plus d’appareils qu’ils achètent, est actuellement menacée par la pression des industriels, qui veulent faire passer leurs intérêts au détriment d’une information honnête des citoyens. La communauté européenne est en effet en train de préparer une révision de cette étiquette, avant de l’étendre à de nouveaux produits comme les téléviseurs. Mais, au lieu de conserver son principe universel (où A indique ce qu’il y a de plus efficace sur le marché), elle envisage une modification aberrante de l’étiquette avec de nouvelles classes au-dessus de A mêlant des chiffres et des lettres : A1, A2, A3… C’est rendre à coup sûr l’étiquette incompréhensible et tromper le consommateur, puisque la classe A n’aurait plus aucune valeur de référence. Pas touche à notre équitette Energie!
Jean-Pierre Jouyet passé de secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes à la présidence de l'Autorité des marchés financiers (AMF) a fait augmenter l'indemnité de sa fonction avec effet rétroactif. Son montant va passer de 149 000 euros à 220 000 euros. Et c’est cet homme qui va surveiller et contrôler la moralité des marchés financiers ! C'est honteux ! On aurait du aussi nommer Bernard Tapie à ce poste !
Une pensée à la mémoire de la chanteuse américaine Nina Simone, née le 21 février 1933 à Tryon (Caroline du Nord) USA, décédée le 21 avril 2003 à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône)… Son père et sa mère descendaient d'anciens esclaves… « La désegrégation est une blague », disait-elle !
vendredi 20 février 2009
Obama au Canada : un nouveau style !
Obama au Canada : un nouveau style !
Quel bonheur ! Cela change ! Quand un président américain voyage à travers le monde et il ne parle plus de terrorisme ou de "guerre de civilisation" mais d’écologie et d’énergie propre ! La première visite de Barack Obama a été consacrée au Canada et le monde entier pourrait être fier de la grande tenue morale d’un vrai homme d’Etat face aux problèmes du monde... Cela nous change...
Obama promet un dialogue sur l'énergie propre: Il est venu, on l'a vu, et il est reparti presque aussi vite avec sous le bras l'engagement d'amorcer un «dialogue» sur l'énergie propre avec Ottawa. Pour le reste, la visite en sol canadien du président américain, Barack Obama, son premier voyage à l'étranger depuis son entrée en fonction, s'est déroulée sans anicroche, mais sans grande déclaration de politique non plus. Elle a davantage pris la forme d'un exercice d'apprivoisement entre les deux leaders, avec les déclarations d'amour d'usage à la clé. Air Force One s'est posé à l'aéroport d'Ottawa comme prévu à 10h30 hier matin. Le président a été accueilli par la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, avec qui il a en commun d'avoir été le premier chef d'État noir de son pays. La chimie a eu l'air de fonctionner immédiatement, les deux souriant à belles dents...
Sécurité énergétique : Outre l'économie, au cœur des préoccupations actuelles, le sujet majeur de la discussion aura toutefois été celui de l'environnement et de la sécurité énergétique du continent nord-américain. La rencontre entre les deux hommes a débouché sur une déclaration conjointe par laquelle Ottawa et Washington s'engagent à entamer un «dialogue sur l'énergie propre». Ce qui découlera de ce dialogue n'est pas clair pour l'instant. Tout au plus parle-t-on ici d'élargir la recherche et le développement, d'élaborer et de déployer des technologies énergétiques propres et de mettre au point un système de distribution d'électricité propre et renouvelable Nord-Sud. (On pense surtout ici à l'hydroélectricité.) Des fonctionnaires des deux pays se rencontreront au cours des prochaines semaines pour amorcer ce grand «dialogue».
Virginité verte retrouvée : De toute évidence, le jeu du premier ministre Stephen Harper a consisté hier à minimiser les différences, pourtant gigantesques, entre l'approche canadienne dans la lutte contre les changements climatiques et celle que propose la nouvelle administration à Washington. M. Harper a perdu ses alliés américain et australien dans le clan des réfractaires et il a tenté hier de se coller au populaire Barack Obama. «Nos approches ne sont pas très différentes, a lancé M. Harper en conférence de presse. Si j'examine la plateforme électorale du président Obama et la nôtre, la réalité c'est que les cibles sont plus ou moins les mêmes.» Effectivement, M. Obama s'engage à ramener les émissions des États-Unis à leur niveau de 1990 d'ici 2020, soit l'équivalent d'une réduction de 16,7 % par rapport à 2007. Le Canada, lui, s'engage à réduire de 20 % ses émissions d'ici 2020 par rapport à 2006. La différence est que le Canada a vu ses émissions augmenter de manière beaucoup plus marquée au début des années 2000 à cause de l'exploitation des sables bitumineux. M. Harper est même allé jusqu'à affirmer que les cibles de réduction en intensité des gaz à effet de serre qu'il préconise étaient équivalentes aux réductions absolues que le protocole de Kyoto prévoit et que Barack Obama appuie. «C'est juste deux façons de mesurer la même chose, a soutenu le premier ministre. On peut convertir l'un à l'autre.» Réduire l'intensité des gaz à effet de serre signifie rendre la production d'un bien donné moins polluante pour chaque unité produite. Si le nombre de biens produits augmente, la pollution totale peut augmenter. Les réductions absolues imposent une diminution de la pollution globale, quel que soit le nombre de biens fabriqués. Le premier ministre a laissé entendre, comme cela est devenu le message depuis quelques semaines à Ottawa, que le Canada est retardé dans l'élaboration de son cadre réglementaire par la lenteur des États-Unis à adopter le leur. Le président Obama, pour sa part, ne voit que du positif dans la lutte contre les changements climatiques. «D'un point de vue économique, il est logique de s'attaquer à ce problème dans la mesure où on peut rendre nos économies des deux côtés de la frontière plus efficaces sur le front énergétique. Cela fait économiser les consommateurs. Cela fait économiser les entreprises. Et cela a l'avantage de consolider notre sécurité énergétique.»
Le fossé qui sépare les deux dirigeants a percé le vernis lorsque M. Harper a reconnu qu'il était «trop tôt» pour parler d'harmonisation des plans de lutte contre les changements climatiques canadien et américain. Barack Obama a souligné pour sa part que chaque pays devra faire son «débat domestique» sur la question, mais il dit espérer «que nous soyons en mesure de faire preuve de leadership lorsque la conférence internationale de Copenhague aura lieu».
Harper commente sa rencontre avec Obama
Dans des entrevues accordées à CBC et à TVA à la suite de sa rencontre avec le président américain, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a affirmé hier soir que Barack Obama était «un homme fascinant» qu'il était «facile d'aimer et d'apprendre à connaître».Stephen Harper a notamment dit avoir été frappé par le calme affiché par le président américain malgré les nombreux problèmes auxquels les États-Unis font face. «Il semble à l'aise avec la situation [économique] et les difficultés qui sont devant lui», a-t-il dit. (Source le Devoir 20 février 2009)
Un détour au marché By pour une queue de castor
C'est que cette virée était complètement inattendue : après sa rencontre sous haute surveillance avec le premier ministre Stephen Harper au parlement, M. Obama a tout simplement décidé d'aller prendre un bain de foule dans le quartier touristique et historique du marché By. Ce n'était pas prévu : le dispositif de sécurité n'avait pas été étendu jusque dans ce quartier adjacent à la colline parlementaire. Le président s'est promené en souriant, sous les regards inquiets des membres de son service de sécurité. Mais sa décision a fait des heureux. Les commerçants et clients qui lui ont parlé, serré la main ou vendu des articles avaient encore la voix qui tremblait d'émotion, une demi-heure après son passage. Adnan Utsun, gérant d'un petit kiosque de cadeau x , OXXO, brandissait fièrement le billet de 5$ avec lequel le président lui a acheté un porte-clés pour sa fille. Durant la campagne électorale, M. Obama a lancé une tradition en rapportant de ses voyages des boules de verre où flottent des flocons de neige et des porte-clés à ses enfants. « Je vais l'encadrer ! a lancé M. Atsun. J'aurais dû le lui faire signer. «Barack Obama est entré par la porte de l'immeuble central du marché By placée devant le magasin OXXO. Après son achat, il s'est promené un peu, a serré des mains; des gens sont sortis des magasins pour l'applaudir et au moins une femme a pleuré. Il a même tenté d'acheter des biscuits au Moulin de Provence, une pâtisserie boulangerie. Mais le boulanger a refusé son argent. «Ce n'est pas pour vous! C'est pour vos filles ! « a-t-il lancé en lui donnant le sac. Au restaurant Jhafali, un petit espace en face du kiosque d'Adnan Utsun, Shahap Uddin n'en revenait toujours pas. «Je lui ai serré la main ! Je lui ai serré la main ! « a-t-il lancé fièrement. Le plus étrange, dit-il, c'est que sa femme lui avait dit le matin même qu'ils devraient apporter leur appareil photo, «au cas où Obama viendrait «. «Mais nous avons dit : Bah, il ne viendra pas ! « Adnan Utsun aussi avait eu une prémonition. «Je parlais à mon ami ce matin et je lui ai dit : Obama, peut-être qu'il va venir dans notre immeuble ! J'ai vu dans les journaux qu'il était allé au McDonald's, un jour, alors je me suis dit pourquoi pas? On riait. On a dit: Ça ne se peut pas... Et pourtant ! (Source la Presse 20 février 2009)
jeudi 19 février 2009
L’impossible, nous ne l’atteignons pas...
Chronique de l’AN I
«L’impossible, nous ne l’atteignons pas, mais il nous sert de lanterne»
Le ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a plaidé à Nairobi pour la mise en place d'un groupe d'experts capables de faire autorité en matière de biodiversité à l'instar du Giec pour le climat. S'adressant au forum annuel du Programme des Nations Unies pour l'environnement (Pnue) au siège de cet organisme dans la capitale kényane, M. Borloo a souhaité l'organisation d'une réunion internationale sur ce projet "dans les trois ou quatre mois".
Les forêts d'Afrique stockent de plus en plus de CO2, à l'instar de celles d'Amazonie, révèle une étude internationale (Etats-Unis, Europe, Afrique, Asie) qui parait aujourd’hui dans la revue britannique Nature. Un réseau de 79 laboratoires installés dans dix pays d'Afrique a permis de montrer, sur la période 1968-2007, que l'absorption de carbone par les arbres de ces régions s'est accrue dans des proportions comparables à celle enregistrée pour la forêt amazonienne, soit 0,63 tonne par hectare et par an, soulignent les chercheurs.
Un habitant de Washington demande devant la justice 200 millions de dollars de dommages et intérêts à l'exploitant des eaux de la capitale américaine qu'il accuse d'avoir empoisonné ses deux enfants en laissant les installations de la ville polluées par du plomb. La plainte, qui doit se transformer en une action collective en rassemblant les requêtes de nombreuses autres familles, a été déposée mardi dernier devant un tribunal de Washington à l'encontre de la société WASA (DC Water Sewer Authority).Une plainte qui doit inspirer chez nous les consommateurs responsables!
L'ONU met en cause le modèle de développement économique de l'Amazonie en pointant ses conséquences environnementales et sociales désastreuses pour le plus vaste massif forestier de la planète, dans un rapport présenté à Nairobi. L'Amazonie, à cheval sur huit pays - Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guyana, Pérou, Surinam et Venezuela - est menacée par la colonisation et la course à l'exploitation de ses ressources. En 2005, la déforestation accumulée avait déjà affecté plus de 857.000 km2, soit une réduction de 17% du couvert végétal, avertit le Programme des nations unies pour l'environnement (PNUE). Une surface équivalente aux deux tiers du Pérou ou à la quasi totalité du Venezuela… Le développement des activités économiques, la construction d'infrastructures industrielles et de transport et l'augmentation de la population sont en cause. Depuis une quarantaine d'années, la population de l'Amazonie a bondi de plus de 570%, mettant l'environnement de la zone sous pression, rappelle le PNUE. Ainsi dans la seule Amazonie brésilienne, la construction de routes a été multipliée par dix en 30 ans (1975 - 2005), accélérant l'urbanisation du territoire.
Le Nigeria est devenu une décharge pour les déchets électroniques provenant des pays développés, notamment de la Grande-Bretagne, qui prétendent exporter des produits d'occasion, a dénoncé mercredi l'association écologiste Greenpeace. "Les déchets électroniques destinés au recyclage sont exportés de façon illégale depuis la Grande-Bretagne vers le Nigeria, maquillés en biens de deuxième main", dénonce l'association dans un communiqué. "Le Nigeria est juste l'une des nombreuses destinations pour les déchets électroniques toxiques du monde développé", affirme Greenpeace, qui dit avoir mené, avec une chaîne de télévision britannique, une enquête secrète en Grande-Bretagne. Cette enquête a montré que la négligence des sociétés d'électronique en matière de recyclage "fait augmenter le commerce de déchets dangereux entre l'Europe et le monde en développement", poursuit l'association, appelant ces sociétés à prendre "l'entière responsabilité" de leurs déchets... En 2007, une organisation non-gouvernementale américaine, Basel Action Network, a publié un rapport affirmant qu'environ 500 containers, contenant quelque 400.000 ordinateurs d'occasion, étaient déchargés tous les mois à Lagos, capitale économique du Nigeria, qui compte entre 15 et 18 millions d'habitants. (Source AFP)
Festival Corps et Âmes : la 3ème édition du festival Corps et Âmes se tiendra à Chaumont les 11, 12 et 13 avril 2009 Ce festival se veut une célébration de la vie au travers de son expression par le corps, l’esprit, les sentiments, …Chaque culture a développé ses « arts de la vie », a imaginé des formes permettant l’expression – et la libération – de cette force de vie qui est au cœur de notre existence et nous anime, et qui permettent le partage et l’échange. Ce Festival veut témoigner de cette richesse, la donner à voir, à ressentir, mais surtout la donner à expérimenter et à savourer. http://www.terre-du-ciel.fr/festival_corps_et_ames.htm
Insignifiant : l'année dernière, Johnny Hallyday, le citoyen français exemplaire qui s’est réfugié en Suisse pour payer moins d’impôts, avait décidé de boycotter la cérémonie des Victoires de la Musique. Motif : il était furieux contre les organisateurs, qui ne l'avaient sélectionné dans aucune des catégories auxquelles il aurait pu prétendre : interprète de l'année, ou meilleur album. Cette année, il viendra pour du fric et pour recevoir un grand Prix pour l'ensemble de sa carrière. En ce temps de crise, le chanteur essaie de rentabiliser ses affaires ! Nous avons les larmes aux yeux ! Cette cérémonie mascarade et ennuyeuse se déroulera le 28 février prochain au Zénith de Paris, et en direct sur France 2.
Une pensée pour la mémoire de l’ami poète René Char (1907-1988), qui nous quittés un 19 février. «L’impossible, nous ne l’atteignons pas, mais il nous sert de lanterne», écrivait-il.
mercredi 18 février 2009
A 50 ans, sans Rolex, on a raté sa vie !
Jacques Séguéla : "A 50 ans, sans Rolex, on a raté sa vie !"
Cette petite phrase sera gravée dans le marbre. Et elle vient d'un vrai connaisseur de l'invention d'une socièté de consommation futile et déniée de tout sens. Elle a été publiée par le site politique www.lesindiscrets.com . Ce week-end, Jacques Séguéla était l'invité de l'émission les 4 vérités sur France 2, il répondait aux accusations portées par une certaine presse contre Nicolas Sarkozy, lui reprochant d'avoir une Rolex. Le sérvile de son maître a répondu du tac au tac: "Comment reprocher à un homme de 50 ans d'avoir une Rolex ? Si à 50 ans on n'a pas une Rolex on a raté sa vie !" J’ai plus de 50 ans et j’ai vu Jacques Séguéla ramper dans mon bureau chez Carrefour pour obtenir un marché ! J’ai plus de 50 ans et j’ai vu Jacques Séguéla réaliser des campagnes électorales pour des dictateurs en Afrique et dans les ex-pays de l'Est ! J'ai plus de 50 ans et j'ai vu Jacques Séguéla par terre pour arracher un juteux marché de propagande électorale chez Lionel Jospin pour le faire perdre l'élection présidentielle! J’ai plus de 50 ans et j’ai vu Jacques Séguéla rallier Vincent Bolloré pour tuer toute éthique dans la publicité et le journalisme en obtenant un dérisoire poste de lampiste... J’ai plus de 50 ans, je n’ai pas de montre Rolex et je suis comme tous les êtres qui pourraient encore se regarder dans une glace, à l’heure avec ma conscience !
Tout porte à croire qu'il existe un point de l'esprit...
Chronique de l’An I
«Tout porte à croire qu'il existe un point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et l'avenir, le haut et le bas, le communicable et l'incommunicable cesseront d'être perçus contradictoirement »
Depuis dix ans, l'université canadienne de Colombie-Britannique (UBC) rivalise d'ingéniosité pour protéger l'environnement et économiser l'énergie, ce qui lui vaut d'être classée parmi les universités les plus vertes d'Amérique du Nord. Grâce à une série d'innovations, cette université de Vancouver dans l'ouest canadien, abritant 66.000 étudiants, professeurs et employés, a économisé 23 millions de dollars sur sa facture énergétique depuis 1999…La protection de l'environnement se retrouve entre autres dans les 31 restaurants du campus où la plupart des couverts jetables sont biodégradables. Les ordures, après triage, sont déversées dans un composteur de la taille d'un camion. Pendant deux semaines, des micro-organismes dégradent ces déchets qui sont ensuite empilés dehors pendant trois mois. Le résultat est un terreau inodore qui sert d'engrais aux nombreux jardins du campus…
Culture OGM : la Commission européenne a échoué dans sa tentative pour forcer la France et la Grèce à autoriser la reprise de la culture d'un maïs génétiquement modifié de la firme américaine Monsanto. Tant mieux ! Attention, plusieurs OGM sont en attente d'homologation dans l'UE, notamment les variétés de maïs génétiquement modifiés BT 11 de la multinationale Syngenta et BT 1507 (BIEN 1507) des groupes Pionner/Dow, ainsi que la pomme de terre Amflora du groupe allemand Basf… restons vigilants !
Le Programme des nations unies pour l'environnement (PNUE) propose des solutions innovantes pour mettre en place une "économie verte", dans son rapport annuel présenté à Nairobi lors de la réunion de son conseil d'administration. Dans le bâtiment, le PNUE appelle à s'inspirer du "bio-mimétisme", qui consiste à copier la nature. Le rapport cite l'exemple du système de climatisation naturelle du centre commercial Eastgate de Harare au Zimbabwe conçu sur le modèle d'une termitière. Le bâtiment consomme environ 90% moins d'énergie qu'une structure comparable…Le rapport plaide également en faveur de la "dématérialisation" des services, qui consiste à réduire la paperasserie grâce à l'électronique, et "l'économie circulaire" pour mettre à profit des synergies entre différents centres de production industriels et faire en sorte que les déchets des uns servent de matériaux de base aux autres. Plus de 2 milliards de tonnes de déchets sont produits dans le monde et, au rythme actuel, la Chine à elle seule en produira 500 millions de tonnes d'ici 2030, et l'Inde 250 millions, souligne le document.
GDF SUEZ et l’Agence nationale de l’habitat (Anah) ont signé une convention de partenariat « Solidarité Energie » pour mieux accompagner les propriétaires modestes dans la maîtrise de leurs dépenses d’énergie. Ce partenariat a pour objectif d’aider les propriétaires de logements fortement consommateurs d’énergie à financer des travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique. Selon les termes de cet accord, l’Anah versera à ces propriétaires modestes des éco-primes de 1000 euros que GDF SUEZ abondera d’un montant pouvant atteindre 800 euros, sur une période de deux ans.
La Semaine du Développement durable, partout en France, du 1er au 7 avril 2009. L’édition 2009 aura pour thème la consommation durable. La Semaine du développement durable se place, cette année encore, dans la ligne du Grenelle Environnement, qui donne un sens nouveau a cette opération : outre la nécessite de provoquer une prise de conscience, qui a désormais eu lieu en France, il est nécessaire de donner au citoyen les moyens d’agir concrètement en faveur du développement durable.
En savoir plus : <http://www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr/sdd/>
Stockage de CO2 : pourquoi enfouir le problème plutôt que d'en débattre ? Jean-Louis Borloo s’est rendu à Claye-Souilly, en Seine-et-Marne, sur le site d’une des plus grandes décharges d’Europe. Il inaugure un projet de stockage souterrain de gaz carbonique. France Nature Environnement et ses associations locales regrettent cette visite. Le ministre a visité, au centre d'enfouissement technique Veolia de Claye-Souilly, l'installation biogaz qui fournira le carburant à la future flotte automobile de la ville et le projet pilote de captation, de transport et de séquestration de CO2. Les associations ont été soigneusement tenues dans l'ignorance de cette visite du ministre, qui aurait pu être symbolique et appréciée. Le lancement de ce projet pilote de captation, de transport et de séquestration de CO2, CSC, est particulièrement regrettable dans une région très impactée par de nombreuses nuisances et sites industriels à risque majeurs. Au lieu de continuer de jouer aux apprentis sorciers (amiante, ITER, EPR, ...) et tenter de mettre en œuvre des techniques dangereuses qui ne font que retarder les échéances d'un changement radical de mode de vie économe en énergie et en matières premières, il est autrement plus urgent de consacrer des financements aux recherches en matière d'énergies renouvelables et en économie d'énergie.
Des nombreuses associations dénoncent le manque d'ambition de la loi sur le logement. Alors que la crise du logement qui sévit dans notre pays est sans précédent, le Collectif des associations unies dénonce le manque de volonté politique du gouvernement. Il déplore le décalage entre l’étendue des dégâts sociaux que provoque cette crise et l’absence de réponses à la hauteur des enjeux posés…Il rappelle qu’à peine 10% des 100 mesures jugées prioritaires par les associations unies ont été appliquées…
Guadeloupe, Martinique, la possibilité des îles : Yves Jégo, le secrétaire d'État chargé l'Outre-Mer commente la crise qui secoue la Guadeloupe et la Martinique et explique leur importance dans la République française, notamment sur le plan écologique et maritime. Dans le Figaro du 16 février 2009. « Les territoires d'outre-mer placent la France aux avant-postes des grands défis du XXIe siècle, le défi écologique, le défi maritime et le défi de la diversité. Le défi écologique, d'abord, parce que ces territoires, qui détiennent 80 % du patrimoine national en matière de biodiversité, peuvent et doivent devenir des lieux d'innovation et des exemples en matière de développement durable»… C’est triste que durant des décennies, c’est le contraire qui a été pensé et fait !
Survival International a lancé hier un appel aux actrices Kate Winslet et Penelope Cruz, toutes deux nomminées aux Oscars, leur demandant de ne pas porter de diamants Graff lors de la cérémonie qui a lieu cette semaine. Le joaillier détient 9% des parts de Gem Diamonds, une compagnie impliquée dans un projet controversé d'exploitation minière au cœur du territoire des Bushmen dans la réserve du Kalahari au Botswana. Stephen Corry, directeur de Survival International, a declaré aujourd’hui : “Tant que Graff détiendra des parts de Gem Diamonds sa réputation sera inévitablement entâchée par la situation qui est faite aux Bushmen et qui constitue l’un des plus grands scandales actuels du Botswana. Envisager d’exploiter le territoire d’un peuple indigène sans son consentement préalable est illégal dans beaucoup de pays et devrait l’être partout. Cette exploitation détruira les Bushmen et Graff doit en accepter sa part de responsabilité.” Survival a également écrit à des actrices, dont Victoria Beckham, Naomi Campbell et Elizabeth Hurley, pour les dissuader de porter des diamants Graff. Une manifestation organisée devant la boutique du joaillier la semaine dernière à Londres a fait l’objet d’une couverture médiatique internationale.
Une pensée au poète André Breton (1896- 1966), né un 18 février. «Tout porte à croire qu'il existe un point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et l'avenir, le haut et le bas, le communicable et l'incommunicable cesseront d'être perçus contradictoirement.», écrivait-il dans le Manifeste du surréalisme
lundi 16 février 2009
NC 28
Nouveau Consommateur N° 28 (Février- Mars 2009)
chez votre marchand de journaux 
Au Sommaire :
- Pierre Rabhi, président de « Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme » : "L’humain dépend de la vie et la vie c’est l’écologie"
- Le Marché de Saison en partenariat avec la Fondation Nicolas Hulot :
le plaisir de cuisiner soi-même
- Eau : une ressource qui ne coule pas de source !
- Accus et piles : Rechargez !
- Mode Chic et écolo à petits prix
- Literie : Je me couche nature
- Beauté pour mon homme
- Homéopathie : c’est la nature qui soigne...
- Epargnez solidaire en temps de crise
- Je voyage avec les labels écolos...
Et nos chroniques et rubriques habituelles : Initiatives Solidaires - Positivement green – Minuit moins le quart- Carte Blanche - Quoi de neuf sur l’équitable – Sur la toile –– Eco-Finance – Biogourmand- Chez soi Naturellement – Droits et Devoirs – Solidarité internationale – Bio-Consommateurs – Made in PEFC – Agenda
Spécial abonnement
Je change mon quotidien... Avec le magazine de la consommation positive qui ne cherche pas à plaire mais à éclairer !
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