nouveau consommateur

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Le magazine de la consommation éthique et responsable

jeudi 12 novembre 2009

Roulez Ecolo

Roulez et bougez écolo ! "

Editions Eyrolles

Nouveau Consommateur

Découvrez le nouveau titre dans la collection

« Les p’tits Lus » des Editions Eyrolles :

Roulez_et_bougez__coloComment « re-penser » sa mobilité pour protéger planète et portefeuille ? A l’heure où les ressources en pétrole s’épuisent, où les déplacements coûtent de plus en plus cher, quelles sont les alternatives pour se déplacer autrement et... mieux ? Investir dans une voiture écologique oui, mais laquelle ? Quel carburant choisir ? Que signifie « éco-conduire » ?

« Roulez et bougez écolo ! », en partenariat avec le Nouveau Consommateur, fait le tour de toutes les solutions pour vous proposer les plus pratiques, écologiques et économiques.

Auteurs : Maud Veisseire et Aurélie de Varax.

Maud Veisseire, journaliste sensibilisée aux enjeux du développement durable, est résolue à apporter sa contribution à l'émergence d'un monde plus responsable et durable. Aurélie de Varax est consultante en consommation responsable.

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dimanche 8 novembre 2009

NC 31

Couv_NC31_JpegAu Sommaire du NC 31 (Octobre/ Novembre 2009)

Cahier Spécial (8 pages) : Comment faire passer mes impôts au vert 

La planète se met au vert et ma feuille d’impôts aussi !

Apprendre aux enfants à manger sainement et avec plaisir - Des vérités sur les compléments alimentaires - Des remèdes anti-grippe- Choisir sa coloration capillaire végétale - Pratiquer le leadership éthique - Ils ont mal à la planète… Les éco-coupables ! -A chacun ses vacances d’hiver ! - Charles Kloboukoff, Pdg de Léa Nature : « l’Autre est indispensable à ma quête de sens » ...

Couv_NC

Plus de 6 ans au service de la consommation responsable

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Apprendre aux enfants à manger

Apprendre aux enfants à manger sainement… et avec plaisir !

DSC_0012Eduquer au « bien manger » et plus largement à la santé est un enjeu majeur de notre temps. L’école peut donner concrètement chaque jour l’exemple d’un repas sain et plaisant, à la fois bon pour la santé et bon pour la planète. 

Par Caroline Sost  ( Nouveau Consommateur N° 31 Octobre- Novembre 2009)

Living School, 19 juin 2009. Aujourd’hui, nous avons annulé tous les repas de la cantine et je dois dire que ça me réjouis. Je bataille depuis quelques années pour trouver un prestataire qui nous livre des repas bio, en vain. Nos deux composantes bio par semaine sont un bien maigre début. Mais aujourd’hui, c’est différent. Mon amie et associée, Elodie Beaucent, vient animer un atelier santé à l’école pour les enfants de notre classe maternelle. Elle l’a intitulé à juste titre « Joy in food ».

Les enfants vont préparer eux-mêmes leur repas. Autour d’une grande table, Elodie présente une farandole de légumes et de fruits de saison, des graines germées, du tofu, des œufs durs, des miettes de thon, des fruits secs, etc., le tout biologique évidemment. Chaque enfant, à la façon d’Arcimboldo, compose un visage dans son assiette. On voit par ci par là, une tomate cerise pour le nez, des miettes de thon ou de l’alfalfa pour les cheveux, des œufs durs et des olives noires pour les yeux. Chacun s’active avec enthousiasme. Dans leurs assiettes à dessert, ils font un nouveau visage de fruits cette fois. Les questions fusent: «  C’est quoi le tofu ? » « C’est quoi l’alfalfa ? ». Certains enfants connaissent déjà, d’autres découvrent. A table, c’est le festin, chacun se régale de ses œuvres. Le tofu fumé n’a pas toujours un franc succès, mais chacun goûte à tout. Quelle joie de les voir manger de si bon appétit un repas aussi ludique et sain ! C’est aussi beau pour les yeux que bon pour la santé.

Eduquer au « bien manger » et plus largement à la santé est un enjeu majeur de notre temps. Il y a en France six millions de personnes obèses ou en surpoids, dont 15 % des enfants, et la qualité de l’alimentation a un impact certain dans l’apparition ou la prévention de nombreuses maladies (maladies cardio-vasculaires, cancers, diabète, etc.). 

L’école doit et peut jouer un rôle majeur pour promouvoir la santé et même la vitalité des enfants et des jeunes, en proposant une éducation à la santé dans son cursus scolaire (ateliers, activités, sorties, expériences, potagers pédagogiques…). Son levier le plus important toutefois, si les communes s’en donnent les moyens, demeure la cantine scolaire. Au travers de cette dernière, l’école peut donner concrètement chaque jour l’exemple d’un repas sain et plaisant, à la fois bon pour la santé et bon pour la planète. L’alimentation a ceci de merveilleux qu’elle est au croisement de nombreux sujets intéressants : la santé, l’éducation au goût et au plaisir, l’éveil aux réalités de l’agriculture et de l’environnement, l’éveil aux réalités économiques (commerce équitable) et le développement durable.

Le bio est indéniablement un axe de progrès et le Grenelle de l’environnement a fixé comme objectif de passer 20 % de la restauration collective publique (dont les cantines scolaires) en bio d’ici 2012. David Servan-Schreiber dans son livre « Anticancer », présente une étude de l’Université de Washington réalisée à Seattle, qui montre que les enfants de 2 à 5 ans qui étaient nourris à partir d’une alimentation principalement issue de l’agriculture conventionnelle avaient tous les jours des résidus de pesticides dans leur urine, atteignant pour certains quatre fois plus que la quantité seuil autorisée par l’agence de l’environnement américaine. Les enfants nourris à partir d’une alimentation à 70 % bio avaient, eux, des quantités à peine détectables de ces résidus (1).

Dans cette optique, Living School et d’autres écoles privées parisiennes se sont regroupées autour d’une initiative « Nos Cantines pour la Planète » qui démarrera mi-octobre 2009. Notre prestataire commun RGC Restauration, dont on peut saluer l’initiative, a accepté un cahier des charges innovant et responsable : produits biologiques, équitables ou Label Rouge pour tous les aliments pour lesquels l’approvisionnement existe, suppression des espèces de poissons sauvages menacées, suppression des produits industrialisés, garantie d’aliments sans OGM, promotion de la biodiversité et recours à des variétés anciennes, livraison par un camion fonctionnant au GPL et un chauffeur formé à la conduite écologique, limitation de la viande rouge dans les menus (dont l’impact climatique est non négligeable) et introduction d’un repas végétarien par semaine. Espérons que cette initiative sera reprise plus massivement ailleurs… pour la santé de nos enfants et celle de la planète !

1.    Curl, C.L., R.A. Fenske, and K. Elgethun, Organophosphorus pesticide exposure of urban and suburban preschool children with organic and conventional diets. Environmental Health Perspectives, 2003. 111(3): p. 377-82.

Pour aller plus loin, quelques références : 

Un film : Nos enfants nous accuseront de Jean-Paul Jaud. Le film raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/

Une campagne : « Oui au bio dans ma cantine ».  Le WWF-France agit dès à présent, en lançant la première campagne nationale pour l’introduction de produits issus de l’agriculture biologique locale dans les cantines scolaires. http://www.ouiaubiodansmacantine.fr/

Une entreprise : Créer la Vitalité. Fondée par Véronique Chabernaud, Créer la Vitalité, est une entreprise innovante qui propose aux organisations (entreprises, associations, etc.) expertise et conseil en promotion de la santé et de la vitalité. http://www.creerlavitalite.com/index.html

Encadré 

Quelques recommandations nutritionnelles par le Dr Jean-Paul Curtay

En tant que Président de la Société de Médecine Nutritionnelle, Jean-Paul Curtay s’emploie à développe rl’enseignement de la nutrithérapie auprès des médecins, à introduire l’éducation nutritionnelle dans les écoles à partir d’un projet coordonné à Bruxelles et d’amener les agriculteurs et l’industrie agro-alimentaire à évoluer vers des produits intégrant les demandes « mieux-être et santé ».

·        Le « mauvais » : l’excès de calories, l’excès de graisses saturées (ex : beurre, huiles de palme, arachide, fritures, viennoiseries, certaines charcuteries…), l’excès de graisses oméga 6 (ex : huiles de tournesol, de soja, margarines…), l’excès de graisses « trans » (margarines et produits industriels réalisés à partir de ces margarines), l’excès de glucides rapides, l’excès de sel, le trop cuit (noirci, roussi).

·        Le « bon » : les acides mono-insaturés (ex. : olives, huile d’olive, avocat, amandes…), les acides oméga 3 (ex : huile de colza, poissons gras, légumes verts…), les glucides lents (ex. : pains, céréales semi-complètes, légumes secs…), les vitamines et minéraux, les fibres, les ferments…

·        Recommandations pratiques : plus de végétaux (fruits, légumes, légumes secs, céréales, oléagineux et plus de bio), plus de place aux viandes maigres et poissons gras. Pour cuire : l’huile d’olive. Pour assaisonner : l’huile de colza. Réduire la place du sucre en donnant plus de place aux compotes, purées, coulis, chocolats noirs, purées et poudres d’oléagineux. Réduire le sel et donner plus de place aux herbes, oignons, à l’ail, au gingembre, au curcuma.

Caroline Sost est la fondatrice de Living School (www.livingschool.fr) une école maternelle innovante au service de la vie. Elle y enseigne auprès d’enfants de 3 à 6 ans et anime des ateliers pour les parents et les enseignants. Les axes pédagogiques de Living School sont le savoir-être, l’écocitoyenneté et  la coéducation, pour permettre aux enfants de devenir des citoyens épanouis et responsables, créateurs de qualité pour la société et le monde. Caroline est une ancienne responsable des ressources humaines dans un groupe international, elle est également diplômée d’un Master pour le Développement d’un Leadership Ethique. L’ensemble des apports théoriques développés dans ces chroniques est issu de la Psychologie d’Evolution® (www.recherches-et-evolution.com ).

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samedi 7 novembre 2009

Salon bio Marjolaine

Nouveau Consommateur partenaire du salon bio Marjolaine

MarjolaineIl commence aujourd’hui à Paris. La 34ème édition du salon Marjolaine Bio et Développement durable se déroule du 7 au 15 novembre au Parc Floral de Paris. Quelque 550 exposants, spécialisés dans les univers de l'alimentation, du bien-être, de l'habitat bio, du tourisme viendront à la rencontre des visiteurs pour leur proposer de nouvelles solutions saines et respectueuses de l'environnement. Dans ce même esprit de découverte, 130 ateliers, d'une durée chacun de 50 min, mettront à l'œuvre les visiteurs avec la réalisation de recettes, la dégustation de vins bio et la pratique du Qi Gong et du yoga. Des experts interviendront dans leur domaine de prédilection tout au long du salon pour aborder des solutions bio dans les univers de l'alimentation, du tourisme et du bien-être.

Vous pouvez rencontrer notre équipe sur le stand du Nouveau Consommateur.
Informations pratiques :
34ème Salon Marjolaine
Du 7 au 15 novembre 2009
Parc Floral, Paris
8 euros (6 euros en tarif réduit)
De 10h30 à 19h (21h le vendredi 13 novembre)
Site :
www.salon-marjolaine.com

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mercredi 28 octobre 2009

L'énergie solaire

Un projet pour produire de l'énergie solaire dans le désert

Al_GoreDUBAI — L'ancien vice-président américain Al Gore, devenu champion de la lutte contre le réchauffement climatique, a déclaré mardi à Dubaï que les Etats du Golfe et les pays européens envisageaient un plan à long terme pour fournir l'énergie solaire au Vieux Continent. "Un des plans à long terme envisagés est de lier cette région (les pays du Golfe) à l'Afrique du Nord et à l'Europe par un réseau fournissant de l'énergie solaire qui serait produite dans le désert", a déclaré le prix Nobel de la paix lors d'une conférence à Dubaï. Il a précisé que "les nouvelles technologies permettent dorénavant de transmettre l'énergie à distance". "Les dirigeants européens discutent de ce projet, et plusieurs pays du Golfe font des plans pour investir fortement dans les nouvelles technologies", a-t-il encore dit. M. Gore, dont le film sur le réchauffement climatique "Une vérité qui dérange" a reçu l'Oscar du meilleur film documentaire en 2007, a renouvelé ses mises en garde contre les effets du réchauffement climatique, et notamment la hausse du niveau des océans. "Chaque élévation du niveau des mers d'un mètre signifie cent millions de réfugiés climatiques", a-t-il averti.

Il a exprimé l'espoir que la conférence de Copenhague, à laquelle il doit participer, "parviendra à un accord".

La capitale danoise doit accueillir du 7 au 18 décembre la conférence internationale de l'ONU sur le climat, où 192 pays sont censés trouver un accord mondial contre le réchauffement pour remplacer le protocole de Kyoto. ( Source : AFP)

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lundi 19 octobre 2009

Vers le leadership éthique

Vers le leadership éthique, une journée pour agir maintenant 

Le mercredi 18 novembre 2009

leadershipNotre magazine, partenaire de cet événement vous invite à rencontrer des leaders éthiques pour contribuer a créer avec eux un monde porteur de sens.

Cet événement s’adresse aux cadres et dirigeants qui souhaitent développer une nouvelle génération d’entreprises conjuguant, dans leur cœur de métier, développement économique et création de valeur pour la société civile et, par voie de conséquence, pour l’humanité.

Nous sommes tous bien conscients qu’un changement de fond est indispensable pour que les entreprises retrouvent une vision novatrice, porteuse de sens et pérenne, dans le respect absolu des besoins fondamentaux des êtres humains, en s’affranchissant de la logique du court terme. Mais comment ?

Programme de la journée

9h30 - 13h00 : Apports théoriques et témoignages de leaders éthiques ayant mis en œuvre des stratégies innovantes centrées sur l’humain et réussi a changer la donne sur leur secteur (sante, éducation, environnement…).

Table ronde avec Pierre Rabhi, fondateur du mouvement pour la Terre et l’humanisme.

14h30 : Ateliers

18h30 : Faire émerger des idées créatrices et porteuses dans chaque secteur d’activité

18h30 - 20h30 : Annonce de trois initiatives de premier plan pour agir maintenant

Date : Le mercredi 18 novembre 2009 - Lieu: Domaine de Voisins - 34, rue de Voisins - 78430 Louveciennes Journée organisée par Recherches & Evolution, organisme de formation qui accompagne les dirigeants et leurs équipes dans leurs domaines clé de responsabilités (vision, stratégie, innovation, dynamique de performance, culture et valeurs). Inscription possible au titre de la formation professionnelle et du DIF.

En savoir plus et télécharger le programme : 

http://www.journee-leadership-ethique.com

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IZLAN - Chants, poésies et danses berbères

IZLAN - Chants, poésies et danses berbères

IzlanMusée du quai Branly (Du vendredi 27/11/09 au samedi 05/12/09)

L’Atlas et le désert marocain : Une création pour le musée du quai Branly en hommage a la richesse poétique du peuple amazigh. Quatre plateaux exceptionnels rassemblent dans une même soirée les plus grands artistes berbères d’aujourd’hui. IZLAN, une évocation du grand patrimoine poétique et musical berbère marocain. 

Spécialement créé pour le musée du quai Branly, Izlan est conçu comme un hommage à la richesse poétique de la culture amazighe.Blottie dans de petits villages disséminés dans les reliefs de l’Atlas marocain ou dans la plaine désertique du Souss. La population berbère a développé une culture remarquable par sa diversité et son éclat. L'expression la plus profonde de l'âme berbère réside dans ces musiques et ces chants transmis d’une génération à la suivante et sans cesse réinventés. Ils s’inspirent de la beauté saisissante du paysage rural et de la dureté du quotidien, appelant un certain prosaïsme poétique. Izlan, imurig, urar, isfra... ces différents termes issus des parlers berbères désignent ainsi l'art de la versification. Fondamentalement orale, la poésie est l'expression de gens certes souvent illettrés, mais dotés d'une clairvoyance et d’une expression littéraire infiniment riche. La poésie dans le monde berbère est liée au chant et à la danse que régit la frappe du bendir, et reste très imbriquée au vécu villageois. Lieu d’expression de l’identité, la poésie accompagne en effet chacun de la naissance à la mort (des berceuses aux chants funèbres), ponctue les travaux quotidiens (labours et moissons), anime et dirige les rites et les passages initiatiques (mariage), constitue le coeur battant des cérémonies festives (ahwach et autres danses collectives)… Le poète ou la poétesse se révèlent ainsi être de véritables portes paroles ; ils se font l’écho des difficultés de leur communauté d’appartenance, tout en formulant ses sentiments, sa morale, sa vision du monde et ses diverses prises de position face aux réalités locale, nationale, voire internationale. Car, s’il existe une poésie berbère du monde rural, il en est une autre, citadine et empreinte d’une modernité cosmopolite. Quatre plateaux exceptionnels ont été ainsi imaginés pour le musée du quai Branly, réunissant au cours d’une même soirée de grands représentants de la culture musicale berbère, du Moyen-Atlas à l’Anti-Atlas.  www.quaibranly.fr

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vendredi 16 octobre 2009

Sur Fréquence Terre

LES CHRONIQUES AUDIO DE FREQUENCE TERRE

Source : www.frequenceterre.com

En direct de la Rédaction du Nouveau Consommateur

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Les 25-49 ans sensibles ... à l'écologie

Les 25-49 ans sensibles au prix, aux marques, à l'écologie

Jeunes_ConsoLes 25-49 ans, cible fétiche des publicitaires, représentent 34% de la population française, 45% des revenus et 53% de la consommation, a détaillé jeudi Pascale Hébel, directrice du département consommation du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), en présentant cette étude lors d'une conférence. Ils consomment davantage parce qu'ils épargnent moins que les personnes âgées et ils ont besoin d'équipement et de services, notamment en raison d'un taux de "biactivité" (ménage avec deux salaires) plus fort que dans d'autres pays, a-t-elle relevé. La crise économique actuelle n'est pas aussi forte qu'en 1993, mais "il y a eu un phénomène de remise en cause de l'hyperconsommation" et les consommateurs se sont posé des questions sur ce qu'ils achetaient, a-t-elle souligné. En cas de reprise, "la sensibilité au prix ne restera pas, mais l'achat malin (...) perdurera parce qu'il s'est développé beaucoup avec internet", qui "est un formidable moteur qui permet de comparer", a-t-elle prévu. Ainsi, dans les nouvelles technologies, ils vont chercher la marque, mais dans l'alimentation, ils vont privilégier le prix, tandis que pour un même produit ils vont chercher l'endroit où il sera le moins cher. Parmi plusieurs raisons proposées d'acheter un produit, 70% citent les garanties écologiques et les entreprises respectant les droits des salariés. Ils se disent à 81% préoccupés par la dégradation de l'environnement. L'étude a été réalisée en juillet 2009 par téléphone auprès de 1.059 personnes âgées de 18 ans et plus, suivant la méthode des quotas.

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mercredi 14 octobre 2009

NC 31

Couv_NC31_JpegAu Sommaire du NC 31 (Octobre/ Novembre 2009)

Cahier Spécial (8 pages) : Comment faire passer mes impôts au vert

La planète se met au vert et ma feuille d’impôts aussi !

Apprendre aux enfants à manger sainement et avec plaisir - Des vérités sur les compléments alimentaires - Des remèdes anti-grippe- Choisir sa coloration capillaire végétale - Pratiquer le leadership éthique - Ils ont mal à la planète… Les éco-coupables ! -A chacun ses vacances d’hiver ! - Charles Kloboukoff, Pdg de Léa Nature : « l’Autre est indispensable à ma quête de sens » ...

Couv_NC

Plus de 6 ans au service de la consommation responsable

Nouveau Consommateur sera présent au Salon Planète : mode d'emploi - Porte de Versailles les 24, 25, 26 et 27 septembre. (Stand Groupe SOS)
Le Nouveau Consommateur est présent les  25, 26 et 27 septembre au Salon ViV'Expo à Bordeaux ( Stand Nouveau Consommateur)

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dimanche 11 octobre 2009

Biocarburants

Biocarburants : l'Ademe tire un bilan contrasté selon les cultures

Bio_EthanolLe bilan écologique des biocarburants varie beaucoup selon le type de cultures utilisé, du meilleur (la canne à sucre), au médiocre (le blé ou la betterave), selon une étude publiée vendredi par l'Ademe."La grande majorité" des agrocarburants de première génération s'avèrent moins émissifs de gaz à effet de serre (GES) que les carburants fossiles, représentant une économie moyenne de 60 à 80% pour les plus performants, conclut cette étude réalisée par le bureau Bio Intelligence Service pour le compte de l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie (Ademe). Au tableau d'honneur, le rapport accroche l'éthanol de canne à sucre (90% de GES en moins) et le diester produit à partir de graisse animale ou d'huile végétale usée.

Dans la moyenne figurent l'éthanol de blé, le biodiesel de tournesol, l'huile de palme ou de soja. Mais le bilan devient franchement médiocre pour la filière ETBE, issue des éthanols de betterave, de blé, de maïs: ceux-là, avec à peine 20% d'émissions en moins ne passeront tout simplement pas la rampe de la future directive européenne qui, à partir de 2017, exigera une économie de GES de 50% au moins. Cette étude prend en compte le périmètre agricole des biocarburants, de la culture des plantes - énergie consommée, engrais... - jusqu'à leur transport et transformation industrielle. En revanche, souligne Jean-Louis Bal, directeur des Energies renouvelables à l'Ademe, elle n'intègre pas l'impact du changement d'affectation des sols. Par exemple, en transformant une prairie ou une forêt, capable de stocker du CO2 dans leur sol, en un champ de cultures qui va au contraire en émettre, on renverse le bilan environnemental des biocarburants. "On peut avoir des émissions deux à quatre fois supérieures du fait du changement d'affectation des sols: on peut alors parler de bilans catastrophiques", indique M. Bal, mentionnant l'exemple de l'huile de palme ou de soja, produites sur le sol d'anciennes forêts tropicales. "Globalement en France, on est sûr de ne pas avoir de changement d'affectation des sols direct et au sein de l'Union européenne, on a une certaine sécurité sur ce point", assure-t-il.  "Mais si vous utilisez du blé pour produire de l'éthanol, cette culture sera compensée ailleurs dans le monde. Avec le risque qu'elle le soit sur une ancienne prairie, hors de l'UE", nuance-t-il. Produits à partir d'herbes et de résidus agricoles et forestiers, cette seconde génération permettrait d'utiliser une plus grande variétés de plantes et ne se substituerait pas, a priori, à des cultures alimentaires. La principale critique faite aux agrocarburants est leur impact sur l'alimentation humaine dans le monde. L'Ademe a précipité vendredi la mise en ligne de cette étude attendue depuis plusieurs mois afin de répondre aux critiques qui la suspectaient de taire un bilan contrasté alors qu'elle lançait, cette semaine, la phase expérimentale des carburants de seconde génération. (Source AFP)

Il est étonnant qu’un organisme comme l’Ademe se prête à des études approximatives et se dépêche de les publier pour justifier les 7 millions d’euros qu’il a offert à Total !

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lundi 5 octobre 2009

Nus dans le vignoble

Nus dans le vignoble bourguignon pour dénoncer le changement climatique

VinFUISSE (Saône-et-Loire) — Entièrement nus, plus de 700 volontaires ont posé samedi dernier dans le vignoble bourguignon devant l'objectif du photographe américain Spencer Tunick, à l'appel de Greenpeace, pour alerter l'opinion sur les dangers du réchauffement climatique pour la viticulture."Ce que vous faites est à mi-chemin entre une oeuvre d'art et une mobilisation citoyenne, c'est vous qui écrivez l'Histoire", a lancé Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France, aux 713 hommes et femmes de tous âges, rassemblés aux abords du vignoble de Fuissé (Saône-et-Loire), dans le Mâconnais. "Vous installerez un nouveau rapport de forces qui guidera le comportement de nos hommes politiques avant et après le Sommet de Copenhague" sur le climat en décembre, leur a-t-il dit.

Pics de chaleur, grêle... Selon Greenpeace, le prestigieux vignoble bourguignon est particulièrement exposé. "Ici, on est face à l'aboutissement le plus absolu de la notion de cépage. Le sol et le climat sont très importants et les changements les plus infimes au niveau des températures feront des ravages car il n'y aura plus cette finesse du goût mondialement reconnue", a averti M. Husting. Par militantisme ou pour la performance artistique, ces volontaires "vont montrer comment la fragilité de leur corps est étroitement liée à la fragilité des éco-systèmes", a-t-il dit.

"Pour que les personnes prennent conscience de l'urgence, il faut tirer des sonnettes d'alarme", explique pour sa part le propriétaire récoltant Fabio Montrasi, qui accueille l'opération. Lui-même avait déjà participé à une mise en scène de Spencer Tunick en 2005 à Lyon et s'est dit "enthousiasmé" par la proposition de Greenpeace.

Venue avec une amie, Mélanie, une Bourguignonne de 30 ans, reconnait qu'elle "stressait un peu" au début. "Ce n'est pas évident, mais au-delà de la cause, c'est aussi un challenge personnel", confie la jeune femme, qui apprécie les mises en scène du célèbre artiste américain.  "Au début, l'atmosphère était étrange. Les gens se regardaient pour savoir si les autres étaient détendus. En se déshabillant, certains riaient, vaguement gênés, mais le fait que tout le monde se mette nu, c'était devenu très naturel", a-t-elle ajouté.

Dans une ambiance bon enfant, les participants prennent position dans les rangs de vignes, une bouteille à la main, pour la première des quatre séances photo, suivant les conseils en anglais de Spencer Tunick, perché sur une nacelle avec un porte-voix. Marc, un viticulteur bio du Mâconnais est venu avec son épouse pour sensibiliser l'opinion sur le réchauffement climatique. "On se rend compte qu'on vendange de plus en plus tôt", relève ce quinquagénaire, qui produit du Mâcon blanc depuis 25 ans. Passée la "gêne de la première seconde", il souligne "l'ambiance extraordinaire". "Sans vêtement, on est sur un pied d'égalité et ça permet de mélanger des gens d'horizons très différents, c'est super", assure-t-il. En vue de la conférence internationale sur le climat à Copenhague, Greenpeace appelle les pays industrialisés à réduire d'au moins 40% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, tout en instaurant des mécanismes financiers permettant aux pays en développement de relever ce défi. Par Nicole DESHAYES (AFP)

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vendredi 25 septembre 2009

La consommation des ménages

La consommation des ménages depuis cinquante ans

ProduitsDepuis 50 ans, les Français ont, sauf en 1993, consommé un peu plus chaque année, si bien qu’aujourd’hui le volume annuel de consommation par personne est trois fois plus élevé qu’en 1960. La France est pourtant passée des Trente Glorieuses, caractérisées par le développement d’une consommation de masse, à une période beaucoup moins dynamique en termes de gains de pouvoir d’achat et de consommation à partir du milieu des années 1970. Les parts réservées à l’alimentation et à l’habillement se sont réduites au profit du logement et des transports, de la santé, de la communication et des loisirs. Les services prennent aujourd’hui une part prépondérante dans le budget des ménages, bien plus importante qu’en 1960 : les loyers tiennent une place croissante, et les prix des autres services ont progressé plus rapidement que ceux des biens. Ce déplacement des dépenses en valeur au profit des services recouvre des évolutions plus complexes sur les volumes consommés. Les Trente Glorieuses se sont d’abord traduites par le développement des achats de biens matériels ; depuis, l’écart de croissance avec les services s’est certes resserré, mais ne s’est pas inversé pour autant. La baisse continue de la part de budget consacrée à l’alimentation et, à l’opposé, la hausse de celle affectée à la santé sont principalement le reflet de la progression du niveau de vie, ce qu’attestent aussi les comparaisons européennes. L’analyse des structures de consommation propres à chaque pays révèle qu’un processus de convergence est à l’œuvre. Ce processus est sans doute lié à celui du niveau de vie des pays, mais il résulte également de l’ouverture du marché européen et de la libre circulation des biens et des technologies. Aussi, bien qu’ils aient des niveaux de PIB par habitant comparables à celui de la France des années 1960 ou 1970, la structure de consommation des derniers pays entrant dans l’Union européenne se rapproche de celle des Français d’aujourd’hui pour nombre de postes budgétaires.( Document INSEE)

http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/CONSO09c.PDF

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mercredi 16 septembre 2009

Nouveau : un comparateur de prix pour les obsèques

Nouveau : un comparateur de prix pour les obsèques

cimetiere_du_pere_lachaiseLa mort est devenue un business et souvent une arnaque. Bernard Mazeyrie, 30 ans de métier, lance comparpf.fr. Il connait bien la psychologie du consommateur : il trouve que le marché manque de transparence et qu'il abuse? Alors à travers ce nouveau site, il offre un comparateur des offres existantes. L'internaute tape son code postal dans le moteur de recherche et compar.pf lui sort les tarifs des entrepreneurs de pompes funèbre près de chez lui. A Paris 14ème la crémation revient à 5898 euros TTC. Mais on peut trouver moins cher chez les Pompes Funèbres générales : 3269 euros.   Comparpf se veut le premier site affichant les tarifs des différents opérateurs sur la base d'un devis standard pour des obsèques avec au choix inhumation ou crémation. Pourquoi pas ! Il n'en demeure pas moins que nous devrions penser à rendre notre mort plus écologique avec une empreinte plus legère pour la terre et l'environnement !

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Climat: les pays pauvres vont souffrir, les riches doivent assumer, selon la Banque mondiale

Banque_mondialeDes centaines de millions de personnes supplémentaires menacées de famine, un revenu en forte baisse: le réchauffement climatique accroîtra le fossé entre riches et pauvres, prévient la Banque Mondiale (BM) qui appelle le monde industrialisé à un effort sans précédent. Dans son rapport annuel rendu public à Nairobi, la Banque Mondiale exhorte les pays riches "à prendre la tête du combat contre le réchauffement en adoptant des objectifs très stricts" lors d'une conférence cruciale en décembre à Copenhague. La communauté internationale doit s'entendre alors sur un accord destiné à succéder au Protocole de Kyoto, par lequel les pays développés --moins les Etats-Unis-- s'étaient engagé à réduire leurs gaz à effet de serre. Ces émissions, à commencer par celles de dioxyde de carbone, sont les principales responsables du réchauffement, qui a déjà fait grimper le thermomètre de 0,8 degré depuis le début de l'ère industrielle. Alors que pays riches, économies émergentes comme la Chine ou l'Inde, et pays développés sont encore très loin d'un accord sur le financement de la lutte contre le réchauffement, la BM a estimé que le monde industrialisé occidental ne pouvait échapper à ses responsabilités. Les pays à revenus élevés, responsables de 64% des émissions de gaz à effet de serre depuis 1850, n'en supporteront les conséquences qu'à hauteur de 20%. Les pays en voie de développement, à l'origine de 2% de ces émissions, en paieront les frais à hauteur de près de 80%, selon le rapport. La BM chiffre à 475 milliards de dollars (325 mds euros) les besoins des pays développés pour faire face au réchauffement climatique d'ici 2030, alors que seulement 5% de ce montant est disponible aujourd'hui. Une augmentation de 2 degrés de la température d'ici la fin du siècle -- l'objectif le plus raisonnable qui exigerait déjà une révolution des modes de production -- mettrait "entre 100 et 400 millions de personnes supplémentaires en danger de famine, et 1 à 2 milliard d'autres pourraient ne plus trouver suffisamment d'eau pour subvenir à leurs besoins". Cela "pourrait provoquer une baisse permanente de 4 à 5% de la consommation annuelle par personne en Afrique et en Asie du sud", selon le rapport, qui conclut que "le changement climatique va accroître le fossé" entre pays riches et pauvres. Pour appuyer sa démonstration, l'institution spécialisée dans l'aide aux pays pauvres a lancé officiellement son rapport non pas à son siège à Washington, mais à Nairobi, capitale du Kenya confronté à une sécheresse persistante. La multiplication d'épisodes extrêmes --sécheresse, inondations, ouragans-- frappera bien plus durement les pays pauvres, plus exposés en raison d'une déforestation massive, d'un approvisionnement en eau insuffisant et d'une économie très dépendante de la météo. Or moins de 1% de la richesse produite chaque année suffirait pour passer d'ici 2100 à une économie totalement débarrassée de sa dépendance aux énergies fossiles (pétrole, charbon) émettrices de dioxyde de carbone. "Quand nous avons rédigé ce texte, nous avons reçu en interne des mails disant: +ce n'est pas un rapport de la Banque Mondiale , c'est de la science fiction. Mais nous ne pouvons pas dire que c'est impossible, c'est juste que nous n'avons jamais essayé", a plaidé l'auteure principale du rapport, Marianne Fay. Le ministre de l'Environnement kényan John Michuki a en tout cas tiré argument de ce texte pour demander un effort financier important des pays riches à Copenhague, dans le cadre "d'un accord qui applique le principe du pollueur payeur" (Source AFP)

Pub éco-responsable: Borloo et Jouanno satisfaits du bilan de la charte

Publicit_Le ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno ont dressé mardi un bilan positif de la charte signée en 2008 pour une publicité "éco-responsable", tandis que les associations environnementales sont critiques. Rappelant que le gouvernement a fait le choix d'une meilleure régulation de la profession plutôt que la voie réglementaire, M. Borloo a estimé lors d'une conférence de presse que "le pari de la confiance est au rendez-vous", au bout d'un an d'application de la charte. "On peut constater la très forte mobilisation des uns et des autres", a-t-il souligné. La charte pour une publicité "éco-responsable", signée en avril 2008 par les publicitaires et le gouvernement, interdit notamment d'utiliser l'argument écologique quand le produit ne l'est pas et d'inciter à un comportement qui peut porter atteinte à l'environnement. "Les six articles de la charte, qui constituent chacun un engagement précis, ont tous été mis en œuvre", a déclaré Jean-Pierre Teyssier, président de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP). "En dépit d'un recours de plus en plus important à l'argument écologique dans les publicités (multiplié par 5,5 en 3 ans), le taux de manquement a été divisé par deux" entre 2006 et 2009, s'est-il félicité. La charte avait entraîné la création, aux côtés de l'ARPP, d'un jury de déontologie publicitaire, organisme de sanction composé de membres indépendants, et d'un conseil paritaire de la publicité, lieu de dialogue composé pour moitié de représentants d'associations de défense des consommateurs ou de l'environnement. Ces dernières s'étaient montrées très sceptiques lors de la signature de  la charte. Dans un communiqué, Agir pour l'environnement a poursuivi ses critiques, regrettant que "l'action de l'Etat se résume à tirer, une fois l'an, un bilan de son inaction en matière de contrôle de la publicité". "L'absence de sanctions alliées à un autocontrôle laxiste est une invite faite au petit monde de la pub à ne pas respecter des engagements, fussent-ils virtuels et peu contraignants", a jugé l'association. De son côté, l'Observatoire indépendant de la publicité, mis en place par l'Alliance pour la planète (80 associations dont Greenpeace et WWF) a dénoncé dans un communiqué "une vision en trompe-l’œil de l'écoblanchiment en France", regrettant notamment que le bilan ne précise pas l'impact sur l'opinion publique des publicités incriminées, selon le média utilisé. L'Observatoire a également critiqué l'efficacité des contrôles mis en place: "ce sont très souvent de très gros annonceurs qui sont curieusement totalement absents de l'étude". ( Source AFP)

Les Yes Men préparent une nouvelle action 

Yes_Men_2Imposteurs ? Hackers pervers et frimeurs cruels ? Andy et Mike sont certainement des professionnels du canular. Militants d'un nouveau genre, ils dénoncent le néolibéralisme avec sarcasme et férocité.

Du maillot moulant doré au Survivaballs

Pour ridiculiser le libéralisme, les Yes Men sont prêts à tout. En 2001, ils créent un faux site Internet de l' OMC (Organisation mondiale du commerce). Ils se font passer pour des représentants de l'organisation et lors de  la conférence Les Textiles du futur, en Finlande, Andy se présente sur scène en costume cravate.  Pour dénoncer les dérives du néolibéralisme et la convoitise des entreprises il joue, comme toujours, sur les registres de l'absurde. Il traite Gandhi d’«idiot protectionniste » et dénonce l’esclavage comme une perte de temps, une étape inutile avant l’exploitation des pays du tiers monde. Mais dans la salle tout le monde ne comprend pas l'ironie. Pour réveiller les invités les moins perspicaces, Andy enlève alors son costume pour se retrouver en maillot moulant doré avec un phallus gonflable géant. Depuis, les Yes Men n’ont jamais arrêté leur activisme. Canular après canular, ils se sont fait passer pour des délégués de McDonald's, en proposant un modèle de développement économique pas très durable, de Dow Chemicals, l'entreprise responsable de la tragédie de Bhopal, et du United States Department of Housing and Urban Development, pour dénoncer la planification urbaine de  la Nouvelle OrléansSurvivaballs. Ce sont des costumes énormes censés protéger (les plus riches d'entre nous, car le Survivaball est cher) contre les attaques terroristes, les armes chimiques et les catastrophes naturelles. Un projet absurde, que les acheteurs ont pourtant pris au sérieux, alors que la vidéo est assez explicite ! ( Source Arte)
Ne manquez pas les trois rendez-vous importants de la rentrée 2009 :

Le sommet du G20, à Pittsburgh (USA), les 24 et 25 septembre 2009, l'assemblée générale des Nations Unies, à New York (USA), du 23 au 30 septembre 2009, et la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique (COP15), à Copenhague (Danemark), du 7 au 18 décembre 2009.

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mardi 15 septembre 2009

la Journée nationale des végétariens

Le WWF suisse  lance la Journée nationale des végétariens

Alimentation_2____6869282_La première Journée nationale des végétariens aura lieu aujourd’hui. Lancée par le WWF, elle s'inscrit dans le cadre de sa campagne pour réduire l'empreinte écologique. Environ 430 institutions participeront à "Midi Panda" en servant des repas végétariens.

Un tiers de notre empreinte écologique individuelle est dû à l'alimentation, principalement en raison de notre consommation de produits carnés. Or, si nous mangions de la viande trois fois par semaine seulement, au lieu de neuf en moyenne, nous réduirions de 20% notre empreinte alimentaire, indique le WWF. Des repas végétariens seront proposés dans des homes pour personnes âgées, des hôpitaux et des structures d'accueil de la petite enfance. Ce sera le cas des Hôpitaux universitaires de Genève et des institutions rattachées à la Ville de Genève (restaurants scolaires, espaces de vie enfantine et clubs sociaux dépendant du Service social), ainsi que des crèches et écoles de la Ville de Zurich.

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lundi 14 septembre 2009

Robert Lion

Robert_Lion

Robert Lion : « Les modèles de consommation ne changent que sous la pression du citoyen-consommateur ».

Elu le 22 novembre dernier à la présidence du conseil d’administration de Greenpeace France, Robert Lion, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et président d’Agrisud International, croit fermement en l’acteur-citoyen. Propos recueillis par Stéphanie Vialfont

Quel bilan tirez-vous depuis votre prise de fonctions il y a six mois ?

Je savais l'expertise et l'efficacité de Greenpeace depuis longtemps, mais j’ai une meilleure connaissance de cette grande organisation. Je l’ai rejointe pour y prendre les responsabilités que ses élus me proposaient. Greenpeace a ce grand mérite d'avoir beaucoup contribué à rendre l’opinion publique plus sensible et plus consciente, à l'échelle mondiale, en termes d'environnement. A  la Caisse des dépôts, vous avez conduit des réformes, successives et rapides. A la Caisse des dépôts, j'étais le directeur général, avec de larges pouvoirs. Ici, je suis "seulement" le président d'un conseil qui surveille, appuie et, éventuellement, sanctionne, le responsable exécutif de l'organisation en France, dont le directeur général est Pascal Husting.

Que pensez-vous faire au sein de Greenpeace ?

Greenpeace a sa manière originale de fonctionner, toujours dans la non-violence, en appelant vigoureusement l’attention des citoyens, et par conséquent celle des pouvoirs publics, sur les mauvaises conduites écologiques de certains acteurs. Plus largement, il s’agit de rendre le public plus conscient de la gravité de la crise écologique et de l’inviter à être acteur, c'est-à-dire de contribuer à la réponse à cette grande menace.

En tant que membre de l’Alliance pour la Planète, et par rapport au Grenelle de l’environnement que l’on critique pour sa lenteur, comment Greenpeace compte-t-elle pouvoir modifier le cours des choses ?

Je regrette que la mise en application du Grenelle de l'environnement n'ait pas suivi les calendriers annoncés par le Président de la République. Compte tenu de l'aggravation des crises multiples qui sont à l’œuvre à travers la planète, il faudrait rendre plus ambitieuses les réformes prévues en 2007 et en accélérer l’application. Il est fort dommage que, dans les plans de relance successifs, l'évolution déterminée vers un modèle de société plus sobre ait pour le moment été passée à la trappe.

Car toutes les crises sont liées, crise économique et financière, crise alimentaire, crise des ressources, notamment énergétiques, alimentaires, crise de l'eau, pauvreté aggravée dans certains pays… Et puis la grande crise écologique, avec les enjeux climatiques ainsi que pour la biodiversité que l'on connaît. Tout cela se tient. Le facteur commun, c’est la mondialisation et le résultat, c’est une grande souffrance pour des milliards d'êtres humains, surtout parmi les plus démunis. C’est une erreur de se centrer sur les retouches techniques de mécanismes financiers, comme l'a fait le G20. La crise économique devrait être l'occasion de faire un pas en avant vers un autre modèle de société.

Comment voyez-vous l’écologie dans les 10 années à venir ?

La réponse à la crise écologique ne se fera pas principalement par la loi. Bien plus que les pouvoirs publics, les citoyens et les consommateurs ont un rôle décisif à jouer. Je crois à l’effet de levier, qui est aux mains du consommateur, sur l’entreprise de production, ou de distribution. Je crois à l'utilité d'une bonne information du consommateur sur l’empreinte écologique des services qu’il achète. Je crois à sa mobilisation. Les modèles de consommation ne changent que sous la pression du citoyen-consommateur. Je crois aussi à la responsabilité sociale et environnementale (RSE) de l'entreprise. C'est une dialectique féconde qui s'engage entre celle-ci et ses clients. Ceux-ci sont plus souvent, et malgré les formidables résistances des lobbies économiques, appuyés par les pouvoirs publics. Et pas seulement, désormais, dans les économies occidentales : quand il y a en Chine du lait toxique, l'opinion sait le faire savoir, et l'Etat intervient.

La force universelle du consommateur  requiert à la fois du courage et une bonne information, par exemple, sur les liens entre santé et environnement. A chacun de nous de jouer, quotidiennement : « J’ai un rôle à jouer. J’ai à faire ma part du colibri », comme le dit Pierre Rhabi. Ainsi, peut-être conjurerons-nous la menace historique sans précédent qui pèse sur l'espèce humaine.

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"Davos d'été" en Chine

"Davos d'été" en Chine: les entreprises lorgnent le marché du vert

ChineDALIAN — Un an après l'entrée dans la crise financière, le "Davos d'été" tenu en Chine a été à la peine pour définir les voies d'une solide sortie du tunnel, mais a dessiné un avenir où environnement rime avec business. 

Les quelque 1.300 participants réunis de jeudi à samedi par le Forum économique mondial dans cette ville du Nord-Est, sur le thème de "la relance de la croissance", en ont souvent été réduits à constater la persistance des déséquilibres, notamment ceux des deux puissances sur lesquelles se focalisent l'attention : Etats-Unis et Chine. Mais ces "nouveaux champions", entreprises prometteuses qui pourraient façonner le monde de demain, se sont aussi longuement penchés sur le potentiel commercial du changement climatique. Lors de cette troisième édition chinoise du forum de Davos, de nombreux ateliers ont été consacrés à l'économie "verte", aux nouvelles technologies, métiers et emplois devant en découler et aux investissements consacrés à ce domaine, notamment dans les plans de relance des gouvernements. Selon un rapport de China Greentech Initiative publié durant le sommet, à l'initiative de 80 entreprises de services et de technologie, rien qu'en Chine "la taille du marché potentiel des solutions de technologies vertes pourrait atteindre entre 500 milliards et 1.000 milliards de dollars par an", soit grosso modo "15% du produit intérieur brut estimé de la Chine en 2013".

"La combinaison d'une croissance économique continue, ses capacités technologiques et de production et le fort engagement du gouvernement dû à des inquiétudes croissantes quant au changement climatique et autres menaces environnementales, crée une véritable dynamique dans le secteur des technologies vertes", a commenté Richard Gledhill, responsable du changement climatique à PricewaterhouseCoopers, qui a supervisé les équipes de recherche. Voie d'avenir mais pour le moment les efforts semblent encore marginaux dans l'économie mondiale et trop dépendants d'une volonté politique. "Une large part du plan de Barack Obama est vouée au vert mais cela ne fera pas bouger l'aiguille. Les économies sont trop importantes et ces aspects trop petits, même si cela va dans le bon sens", a souligné un grand patron.

"Le secteur du vert a grossi très rapidement: 30% par an depuis dix ans, mais cela n'est pas vraiment significatif à l'échelle macroéconomique", a-t-il ajouté. Le marché pourrait néanmoins devenir significatif, vu l'urgence de la situation: "l'agence de l'énergie internationale prédit qu'il faudra dépenser 9.000 milliards de dollars dans les 20 ans pour arriver à une stabilisation à 2 degrés celsius" de hausse des températures, rappelle China Greentech Initiative. Mais "la plus grosse partie proviendra du secteur privé", dit-il aussi. Et cela ne se produira que "s'il y a un cadre politique clair et de long terme pour appuyer les perspectives de retour raisonnable". "Le retraitement des eaux usées passe par un meilleur système de fixation des prix", "le développement du solaire par des incitations fiscales", "l'adoption des nouvelles technologies par des subventions d'encouragement", et "il faut une clarification du CDM" (Mécanisme de Développement propre, par lequel les pays industrialisés financent des projets de réduction d'émissions dans les pays en développement), à Dailan, atelier après atelier, la logique financière s'est imposée.

Pour tous, la ligne de mire est le sommet de Copenhague sur le changement climatique en décembre, devant fixer l'après-Kyoto. "Nous espérons que Copenhague apportera le type de confiance nécessaire pour que les compagnies mettent de l'argent dans les projets verts.(...) Il faut aussi être sûr qu'il n'y a pas de contradiction entre les processus mondiaux et nationaux", a déclaré Wu Changhua, directrice Chine du Climat Group. ( Source AFP)

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jeudi 10 septembre 2009

Le commerce du thon rouge

Bruxelles propose d'interdire le commerce du thon rouge

thonLa Commission européenne a proposé mercredi aux pays de l'UE de soutenir une interdiction mondiale du commerce du thon rouge, ce qui de facto suspendrait la pêche et aurait un impact considérable au Japon, principal pays consommateur avec les sushis. "Cette décision constitue un pas important en faveur de la protection du thon rouge", a déclaré dans un communiqué le commissaire à l'Environnement Stavros Dimas, officialisant ainsi une recommandation qui avait déjà commencé à filtrer la veille. "Nous devons agir sur la base des meilleures observations scientifiques disponibles et les scientifiques disent qu'une action urgente est nécessaire pour préserver l'une des créatures les plus emblématiques des océans", a-t-il ajouté. Dans le détail, l'exécutif européen soutient une proposition de Monaco visant à inscrire le thon rouge, pêché surtout en Méditerranée, sur l'Annexe I de la Convention de l'ONU sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).Cette annexe prévoit une interdiction de commercialisation et donc, inévitablement, empêcherait la pêche, au moins de manière temporaire. "La Commission européenne partage beaucoup des points de vue de Monaco sur l'état des stocks de thon rouge et a accepté, à titre provisoire, que l'UE puisse soutenir la proposition de Monaco" lors de la prochaine assemblée de la CITES, en mars 2010 au Qatar. Bruxelles laisse en effet une porte ouverte. Si les pays concernés par la pêche au thon dans le monde, qui se réunissent chaque année au sein d'une commission pour se partager les quotas de capture, prennent d'eux même des décisions drastiques pour protéger l'espèce (ou si les données scientifiques à venir montrent que les stocks s'améliorent), alors l'UE pourrait renoncer à demander l'interdiction du négoce. La prochaine réunion de la Commission internationale pour la conservation du thon de l'Atlantique (ICCAT) est prévue en novembre. D'ici là, la proposition de Bruxelles va être soumise aux Etats membres de l'Union européenne lors d'une première réunion le 21 septembre à Bruxelles. Elle devra être soutenue par une majorité d'entre-eux pour devenir la position officielle de l'UE, lors de l'assemblée de la CIES, où Tokyo aura son mot à dire. L'enjeu pour le pays des sushis est énorme: environ 80% des captures de thon rouge en Méditerranée sont exportées vers le Japon, ce qui représentait en 2007 quelque 30.000 tonnes.

La pêche de cette espèce a connu un essor spectaculaire dans les années 1990, avec un essor des prix. Aujourd'hui le thon rouge est considéré comme menacé. Outre la Méditerranée, il est aussi surtout pêché dans le Golfe du Mexique. (Source AFP)

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mercredi 9 septembre 2009

Le top du troc

Le top du troc

echangeLe troc est mode. Mieux, ce très vieil outil commercial, s’offre carrément une nouvelle jeunesse. Dopé au viagra d’internet, le troc se révèle être un séducteur toujours vert et imaginatif. De plus, expert es/économie et philosophie, tendance échangiste, il connaît intimement tous les points sensibles du nouveau consommateur écolo… Et si le troc se révélait être une passerelle vers un autre monde possiblement délivré des manipulations financières ? 

Par Odile Alleguede ( Nouveau Consommateur N° 30 juillet 2009)

Comment résister à ce plus vieux concept du monde au charme tellement universel ? N’est-il pas capable d’abolir toutes les barrières, qu’elles soient celles du langage, de la coutume, de la méfiance et, surtout, de la devise ? Allégé du poids de l’argent, c’est un voyageur du monde sans bagages, un négociant sans propagande, un philosophe sans discours. Du fait même des valeurs prônées par tous ceux qui, aujourd’hui, revendiquent une démarche écologique, environnementale et plus naturelle, le troc s’avère être, sinon incontournable, du moins fédérateur.

Du radin au rupin

Si vous avez la curiosité de taper les quatre petites lettres de « troc » sur votre moteur de recherche, vous aurez la modeste réponse de quelques cinq millions de sites potentiels. Tout y passe… ou presque. La seule limite : l’imagination, ou plutôt l’audace de la transaction. Car, en fait, entre deux individus en recherche de quelque chose, la seule valeur qui compte est le montant de leur désir, cette « monnaie de songe » dont la cote boursière échappe à toute manipulation du marché. Depuis l’offre du vieux moulin à café de grand-mère contre un chocolat chaud, ou bien l’échange d’un sac Saint- Laurent vintage contre une figuration dans le dernier film de Sofia Coppola, vous pouvez faire (ou vous faire) plaisir malgré un porte monnaie aussi vide que les poches du pochtron au sortir de la taverne ! 

L’aventure du trombone rouge

Connaissez-vous l’astucieux canadien Kyle MacDonald, promu grand spécialiste du troc et, accessoirement, auteur d’un livre insolite sur le sujet ? En quelques mots, parti d’un inoffensif trombone rouge gondolé, oublié sur son bureau, Kyle, qui voulait une maison mais n’en avait pas le premier fifrelin, décide de se lancer un défi en  testant le principe du troc. Le tout en un an pile, soit le tour du troc en 365 jours. Le trombone tordu est devenu un stylo-poisson puis, d’échange en échange, une coquette villa de bois blanc à Kipling, dans la province du Saskatchewan au centre du Canada. Comme il a cherché à se le prouver lui-même, Kyle affirme à l’issue de son aventure que : « …ce n'était pas la valeur matérielle de l'objet qui comptait, mais la valeur subjective et sentimentale qu'on pouvait lui apporter… Ce que j'ai réussi le mieux, ce n'est pas tant la destination que le voyage... Je n'aurais jamais cru qu'on pouvait obtenir absolument tout ce qu'on voulait en y croyant, ni qu'on pouvait troquer n'importe quel objet contre le rêve de quelqu'un… ». Cette impalpable monnaie de songe, tout à la fois, unique à chacun, et pourtant commune et accessible à tous, est un trésor bien plus grand et imprenable que toutes les réserves suisses des légendaires comptes numérotés.

Mais qui sont ces toqués du troc ?

Oui, qui sont donc ces adeptes du troc, ces boycotteurs de l’argent ? Lui, elle, moi, vous, tout le monde ! Ils couvrent toute la largeur du spectre social contemporain et se multiplient dans tous les pays. De l’anarchiste versus XXIe siècle, rebaptisé du néologisme anglo-saxon de freegan (un concentré de free et de vegan), ou glaneur pour les puristes francophones, lequel milite énergiquement contre le gaspillage de la surconsommation, quitte à lorgner sur les poubelles, jusqu’à l’intello devenu nouveau soixante-huitard d’une révolte contre la bourgeoisie du savoir et le diktat enseignant. Pour les premiers, le troc joue les pragmatiques, parfois extrémistes, et flirte ouvertement avec l’autarcie. Pour les seconds, il se veut cérébralement attirant, utilisant l’échange de connaissances comme monnaie d’un genre nouveau.

Début des années 1970, Claire Héber-Suffrin, modeste institutrice, fait figure de pionnière loufoque avec son idée de réseaux de partage des savoirs (les MIRERS). Aujourd’hui, quelques milliers de réseaux plus loin (plus de 600, rien que dans l’Hexagone), soit environ 100 000 personnes d'est en ouest, elle a semé ses émules comme autant de graines de projets indépendants et originaux. Laure Malézé, présidente et fondatrice du récent Réseau du sud de l’Aisne (à Château-Thierry) explique : « …On a tous quelque chose à partager, des connaissances à transmettre… ». Très juste. Par exemple, vous êtes une artiste du piano culinaire, mais rêvez en secret de tangoter ? Qu’à cela ne tienne, la latino, fraîchement débarquée de Buenos Aires, vous dévoilera les secrets du pas syncopé en échange de cours de cuisine française. Et qui sait, lorsque le bandonéon aura lâché ses ultimes notes passionnées, l’argentine aura peut-être décroché son premier emploi dans un restaurant ?

Monnaie de songe …

« …Basés sur des échanges de services ou de biens, fonctionnant selon des modes très divers, les systèmes existants font en sorte de dissuader l’accumulation tout en créant de nouvelles relations entre les membres de la « communauté »…  Partout où ces systèmes sont en place, les échanges sont multipliés, de nombreux besoins non remplis auparavant trouvent des solutions, de nombreux emplois sont créés, et le lien social retrouve son caractère central… ». Ainsi écrit un membre de « DionysSEL », Système d’échange local des habitants de Saint-Denis (93), à propos d’un débat de circonstance lors du dernier opus du festival de cinéma d’Attac au titre accrocheur : « Soyons réalistes… osons l’utopie ». Echange, le mot magique, le sésame de cette caverne d’Ali Baba-cool, le revers de cette monnaie affublée du qualificatif de « parallèle », est enfin lâché dans l’arène économique. La question n’est plus de savoir si les gens sont au rendez-vous, car les initiatives de ce type pullulent partout sur la planète, mais plutôt de se demander ce que la politisation financière du monde va faire de cette lame de fond. Car, enfin, imaginez un peu ce qui se passerait derrière les portes de ces bureaux feutrés des grandes banques internationales si la grève contre l’Euro, le boycott du Dollar ou le mépris de la Livre devenaient endémiques ! Utopique, insensé, inquiétant même pour certains ? Que nenni. D’autres y ont pensé depuis belle lurette et œuvrent tranquillement en ce sens, comme le moujik Guerman Sterligov dont l’apparente défaite a laissé des portes toujours ouvertes. Et si le troc se révélait être une passerelle vers un autre monde possiblement délivré des manipulations financières et des dépendances savamment entretenues ? Quelle perspective et aussi… l’objet d’un autre article à venir. En attendant, chers lecteurs, que feriez-vous si on venait soudain « troquer » à votre porte ? 

Pour surfer :

http://www.radins.com/troc/ 

http://www.troczone.com/ 

http://www.troc-aux-plantes.com/ 

http://www.trocparty.org/ 

http://www.trocmaison.com/ 

http://freegan.fr/ 

http://www.mirers.org/ 

http://oneredpaperclip.blogspot.com/ 

www.troceo.com 

Pour lire :

Kyle MacDonald, Un trombone rouge, Michel Lafon, 2008 

Claire Heber-Suffrin et Sophie Bolo, Echangeons nos savoirs, Syros, 2001

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